Un homme tué par un gendarme à Biscarrosse : Valls privilégie la légitime défense

L'homme abattu à Biscarosse par un gendarme était visé par un mandat d'arrêt la suite d'une condamnation pour vol.

L’homme abattu à Biscarosse par un gendarme était visé par un mandat d’arrêt la suite d’une condamnation pour vol. | AFP/MEHDI FEDOUACH

«Aujourd’hui, il semblerait que la légitime défense soit avérée.» Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a estimé jeudi que le gendarme qui a mortellement blessé un homme à Biscarrosse lors d’une interpellation mercredi avait agi en état de «légitime défense». «Mais à ce stade laissons la faire son travail», a-t-il ajouté alors qu’il visitait un poste de secours CRS sur une plage de Mimizan (Landes).

«Ils ont du faire usage (de l’arme) après les sommations, c’est un travail difficile», a souligné le ministre tout en adressant «un message de soutien et de confiance aux forces de l’ordre» et «à ce gendarme» mis en cause.

L’auteur du tir, appartenant à la compagnie de Parentis-en-Born (Landes), était toujours en garde à vue jeudi après-midi.

L’homme tué était recherché

Un peu plus tôt ce jeudi,  on avait appris que l’homme décédé était visé par un mandat d’arrêt à la suite d’une condamnation, en 2012, à deux ans d’emprisonnement pour avec effraction en récidive. Âgé de 39 ans, il avait été condamné à plusieurs reprises pour des vols. Cet homme était «très connu, défavorablement, par les services de police et de gendarmerie», a insisté le ministre tout en qualifiant «cet incident» de «très grave».

Selon les premiers éléments de l’, confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Pau, l’homme a été interpellé mercredi alors qu’il circulait sur un scooter déclaré volé à proximité d’habitations. En outre, il correspondait au profil d’une personne recherchée. Les deux gendarmes étaient eux en civil, mais «l’un d’entre eux portait le brassard».

L’homme aurait fini par jeter son scooter à terre et menacé l’un des deux militaires à l’aide d’un tournevis. Un premier tir ne l’aurait pas dissuadé, l’éraflant seulement au ventre, et il aurait une deuxième fois tenté d’agresser le gendarme. C’est alors qu’un deuxième tir est parti, qui l’a touché à l’aine.

«Je veux penser à toutes les forces de l’ordre qui travaillent dans des conditions difficiles, il y a de la violence, on s’en prend (aux) dépositaires de l’autorité publique, de la force légale, policiers, gendarmes ou sapeurs-pompiers», a dit Manuel Valls, qui a par ailleurs tenu à adresser un message de soutien à la famille de la victime.

Source : Le Parisien

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