Un deuxième fragment d’os découvert dans la maison de la famille Seznec

Les fouilles avaient repris ce dimanche sous le contrôle de la police dans l’ex-maison de la famille Seznec, 95 ans après la disparition de Pierre Quémeneur.

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Un deuxième fragment d’os a été découvert dimanche 25 février dans l’ancienne maison de la famille Seznec à Morlaix (Finistère) lors de fouilles pour retrouver le corps de Pierre Quémeneur près d’un siècle après sa disparition. Les fouilles commencées samedi sur une initiative privée ont repris dimanche matin sous le contrôle de la police, après la découverte d’un os humain. Les enquêteurs ont quitté les lieux dimanche vers 16 heures, après avoir apposé des scellés sur la maison, actuellement inoccupée. Son propriétaire avait donné son autorisation pour qu’elles soient menées dans l’ancienne cave et l’ancien cellier.

« Lieu de recherche des causes de la mort » et « découverte de deux fragments d’os et une pipe », pouvait-on lire sur les scellés. Ces nouvelles recherches sont motivées par la révélation, dans un ouvrage paru en 2015, du témoignage inédit d’un des enfants du couple Seznec, âgé de 11 ans au moment des faits. Il a été enregistré en 1978 par l’un de ses neveux. En ce jour ensoleillé de mai 1923, « Petit-Guillaume » raconte avoir entendu sa mère repousser les avances d’un certain « Pierre », puis avoir vu Quémeneur par terre et sa mère debout devant lui.

Ni preuves ni cadavre

« Je crois qu’elle a dû se défendre et le frapper à la tête », racontait-il, selon le récit qu’en a fait Denis Langlois, ancien avocat de la famille, dans Pour en finir avec l’affaire Seznec. En 2015, Denis Langlois avait demandé au procureur de Brest de faire procéder à des investigations dans l’ancienne maison familiale pour savoir si le corps y était enfoui. Le procureur avait rejeté cette demande, estimant qu’elle ne pouvait émaner que du condamné, de ses descendants ou des autorités judiciaires compétentes.

Guillaume Seznec a été condamné en 1924 au bagne à perpétuité pour le meurtre un an plus tôt de Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère avec lequel il était associé en affaires, ainsi que pour des faux en écriture. Mais le corps de Quémeneur n’a jamais été retrouvé et Seznec, condamné sans preuves, n’a jamais avoué.

Source : Le Point

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