Un déséquilibré menace de «faire un carnage dans une école»

Faits divers

L'accès au lycée Urbain Vitry, où se trouvait la rectrice Hélène Bernard, a été sécurisé dès l'alerte donnée./DDM Thierry Bordas
L’accès au lycée Urbain Vitry, où se trouvait la rectrice Hélène Bernard, a été sécurisé dès l’alerte donnée./DDM Thierry Bordas

«Je vais faire un carnage dans une école des Izards». Hier matin, un homme visiblement déterminé a contacté la gendarmerie de Castelginest, au Nord de Toulouse. Sans beaucoup plus d’explication, il a indiqué qu’il se trouvait sur Toulouse et allait s’en prendre à un établissement scolaire en ce jour de prérentrée.

Immédiatement, les services de police ont été prévenus et ont pris la menace au sérieux. Tous les établissements du secteur concerné ont été alertés et des mesures de sécurité ont été mises en place. Des patrouilles se sont rendues dans les différents endroits et notamment au lycée Urbain-Vitry, route de Launaguet. C’est là que se trouvait la rectrice d’académie, Hélène Bernard dans le cadre de sa visite de rentrée.

L’accès a l’établissement a été fermé, comme dans les autres écoles, et sérieusement filtré. Les personnes qui se trouvaient dans les locaux ont été confinées. Pendant ce temps, l’enquête s’est accélérée. L’auteur du coup de fil a été identifié par les gendarmes et les policiers. Il s’est avéré qu’il s’agissait d’un homme de 52 ans bien connu de leurs services et, notamment, des gendarmes de Castelginest.

Ainsi, tandis que les policiers sécurisaient Toulouse, les gendarmes se sont mis en planque devant son domicile, sur la commune de Pechbonnieu.

Peu après midi, ils n’ont pas tardé à voir leur cible arriver. Il regagnait son habitation sans avoir mis ses menaces à exécution à Toulouse. Mais les militaires ont eu toutes les peines du monde à interpeller l’intéressé. À leur vue, il s’est barricadé chez lui. Était-il armé ? Les gendarmes l’ignoraient.

Un négociateur a été appelé afin de convaincre le forcené de se rendre mais ce dernier est resté sourd à tous les arguments. Un important dispositif a été mis en place autour du domicile par les gendarmes de la communauté de brigades de Castelginest et la compagnie Toulouse Saint-Michel. Le PSIG (peloton de surveillance et d’intervention) a été mobilisé avant que ne soit prise la décision d’avoir recours au PI2G (peloton d’intervention interrégional de la gendarmerie), des spécialistes des situations critiques.

Après près de six heures d’attente et alors que la situation semblait s’enliser, le forcené a fini par sortir du logement afin de se rendre. L’homme, qui n’était pas armé, a été cueilli en douceur par les militaires. Il a été placé en garde à vue où il se trouvait toujours hier soir. L’état psychiatrique de cet individu incitait certains proches de l’enquête à envisager une hospitalisation d’office dans une unité spécialisée. Décision qui n’avait pas été prise hier soir.

Source : La Dépêche

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