Tuerie de l’Aude Les enquêteurs de la Gendarmerie sur la piste du crime passionnel

Les experts de la gendarmerie inspectent la maison où un couple a été assassiné, à Monze (Aude), le 23 juillet 2013.

Les gendarmes tentaient mardi de savoir si un homme retrouvé mort dans la matinée dans l’Aude était bien l’ancien mari de la femme sauvagement assassinée avec son conjoint à leur domicile de Monze.

Le vice-procureur de Carcassonne Philippe Romanello s’est montré prudent mardi après-midi devant la presse, dans l’attente d’une confirmation irréfutable de l’identité du cadavre qui pour l’instant n’a fait l’objet que d’une « identification visuelle ».

S’il s’agit bien de l’ex mari de Géraldine Cariou, le procureur a estimé que l’explication la plus plausible à ce double assassinat serait celle d’un crime passionnel.

C’est un promeneur qui, mardi matin, remarquant le stationnement bizarre d’une berline immatriculée 92, en bordure de route entre Camplong et Monlaur dans la campagne carcassonnaise, a permis la découverte du cadavre.

Les gendarmes ont découvert à proximité de la voiture le corps d’un homme d’une quarantaine d’années mort « dans des conditions violentes » et dont une blessure rappelle « sans équivoque » une des blessures infligées à Loïc Cariou.

« Une première identification visuelle laisse présumer que le corps découvert aujourd’hui est celui d’un homme ayant bien connu la famille Cariou dans le passé », a déclaré M. Romanello, ajoutant que « plusieurs indices matériels retrouvés sur les lieux permettent de mettre en relation cette découverte de cadavre avec l’assassinat des époux Cariou ».

Ces derniers avaient été découverts dimanche sans vie par leur propriétaire, dans la chambre de leur maison. Le couple, dont la mort a été située entre 05H00 et 07H00 dimanche, avait été frappé de nombreux de coups couteau et autres armes blanches, avec « une violence inouïe » selon les enquêteurs.

Leur bébé, âgé de 18 mois, avait été trouvé indemne dans une chambre contiguë.

Du sang sur des vêtements

Les deux victimes avaient déjà été mariées chacune de leur côté et avaient chacun deux grands enfants issus de ces unions précédentes.

Le couple s’était formé il y a une dizaine d’années. Il habitait de longue date dans ce petit village de 200 habitants et s’était installé il y a quelques mois dans sa nouvelle maison. Il avait reçu des amis samedi soir pour un barbecue.

Une source proche du dossier a indiqué à l’AFP que Loïc Cariou, 50 ans, avait été touché, entre autres, par une pointe sous l’aisselle, une blessure qui aurait pu être occasionnée par un harpon ou un carreau d’arbalète.

M. Romanello a dit que l’homme retrouvé mardi présentait une blessure semblable à l’une de Loïc Cariou mais s’est refusé à confirmer qu’elle avait été causée par une telle arme. Une autopsie doit être pratiquée mardi dans la soirée sur le corps l’ex-mari.

Suicide ou crime commis par un tiers, les gendarmes restaient extrêmement prudents et n’excluaient aucune piste. Ils tentaient notamment de vérifier si l’homme voyageait seul à bord de cette voiture et s’il était bien présent sur les lieux du crime dimanche.

De même, les enquêteurs devaient passer au peigne fin le véhicule, qu’ils ont pris le soin de remorquer afin d’éviter toute pollution des indices.

A l’intérieur de cette voiture, dont l’homme retrouvé mort n’était pas le propriétaire, les gendarmes ont aperçu des vêtements imbibés de sang et des objets ressemblant à des armes.

Au total, près de 55 enquêteurs sont à pied d’oeuvre dans cette enquête, 40 pour le groupement de la gendarmerie de l’Aude et 15 de la section de recherches de la gendarmerie de Montpellier.

Source : Nord Littoral

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