TRINITÉ Gendarmerie : entretenir la vigilance citoyenne

Gendarmerie : entretenir la vigilance citoyenne

Jeudi dernier, le colonel François Agostini, commandant de la gendarmerie de Martinique, a dressé un bilan plutôt satisfaisant de l’action de la compagnie de gendarmerie départementale de Trinité pour l’année 2015.

Élus et autres acteurs des pouvoirs publics, à la caserne de Trinité, à une réunion de bilan de l’inspection de la compagnie de gendarmerie départementale de Trinité. Si les chiffres de la délinquance sont mitigés, les taux de résolution sont en hausse et les enquêtes plus courtes. Le colonel François Agostini a insisté pour que la vigilance citoyenne, arme incontournable des forces de l’ordre en Martinique, soit entretenue.

« On a une population en demande de sécurité. C’est une population animée par des valeurs traditionnelles et qui coopère. Il faut avouer qu’on évolue dans un vivier très favorable. Il n’est point besoin de faire de campagne d’appel à la vigilance… Ici, tout le monde est dans la vigilance citoyenne » , s’est réjoui le colonel Agostini.
En matière de coopération le colonel a aussi tenu à saluer le travail effectué avec la police municipale : « Nous devons continuer à entretenir des relations fructueuses et nourries avec les polices municipales » a insisté le colonel.
L’actualité récente a également mis en évidence une tendance de plus en plus lourde qui est celle de la disparition de personnes vulnérables. Dans ce domaine également la coopération entre les pouvoirs publics et la population est indispensable.
« Nous sommes à un taux de résolution de 25% de la déliquance générale qui monte à plus de 40% pour les atteintes aux personnes. On peut toujours faire mieux, mais c’est un très bon taux au regard des résultats à l’échelon national, a indiqué le colonel Agostini. Dans ce domaine, la réaction doit être très rapide, dans le temps de la flagrance. Il faut réagir vite pour ne pas laisser les mauvaises habitudes s’installer, afin de faire perdurer le vivre ensemble.
Malgré les bons résultats, les chiffres de la délinquance sont plutôt mitigés car ce que l’on gagne d’un côté, on le perd ailleurs. En effet, si les atteintes aux biens sont en diminution de 11%, les violences, elles, sont en hausse de 20%.
UN LYCÉE À RECONQUÉRIR
Au cours de cette réunion où l’ambiance était plutôt conviviale et consensuelle, la situation préoccupante du lycée Frantz Fanon a aussi été évoquée. Face à la répétition des actes d’incivilité et de violences au sein et aux abords de la cité scolaire, la gendarmerie s’était engagée à se mobiliser pour la réalisation d’un diagnostic de sureté : « le rapport a été remis et les points d’amélioration de la sécurisation de la cité scolaire sont définis, a affirmé le colonel François Agostini. Deuxièmement, comme convenu, nous avons proposé une formation à la gestion de crise à l’équipe pédagogique » .
Le succès du dispositif des élèves pairs a également été salué au cours des discussions.
Concernant la réparation du système de vidéo surveillance situé à l’extérieur du lycée, Frédéric Buval s’est dit prêt à prendre part aux frais à condition que l’Etat participe également, car selon le maire de Trinité, la sécurité des biens et des personnes est d’abord une compétence de l’Etat.
LES MUNICIPALITÉS SONT SATISFAITES
Bruno Nestor Azérot, député maire de Sainte-Marie s’est dit plutôt satisfait du travail effectué par les gendarmes. Il a profité de la rencontre pour interpeller le chef de la gendarmerie en Martinique sur l’avancée du dossier de construction de la nouvelle caserne de Sainte-Marie. Selon le colonel le dossier suit son cours normal, mais les délais sont très longs.
Des représentants des communes du Lorrain et du Gros-Morne avaient également répondu à l’invitation de la gendarmerie. Ils sont, eux aussi, globalement satisfaits de la collaboration avec la gendarmerie.
Etienne Guillet, le Sous-Préfet de Trinité et Saint-Pierre a insisté sur la nécessaire collaboration entre la gendarmerie et la population locale.
Après six mois de présence à la Martinique, le chef d’escadron Laurent Baille, compagnie de l’unité territoriale Nord-Atlantique de la gendarmerie a pu se faire une idée assez précise de la réalité du terrain. Selon ce dernier, « il est très important que la gendarmerie conserve le terrain et parvienne même à le reconquérir dans des zones où la population n’ose plus tellement fréquenter » .
Elus et acteurs des pouvoirs publics avaient été conviés à une rencontre au cours de laquelle chacun à fait part de ses impressions et de ses analyses.

 

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