Trégunc (29). Deux manifestations pro et anti immigration, un dispositif de gendarmerie qui interroge

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07/10/2016 – 17H00 Trégunc (Breizh-info.com) – Jeudi 6 octobre 2016, deux manifestations ont eu lieu à Trégunc, l’une face à la mairie et l’autre, juste à côté, sur le parvis de l’église.  La première répondait à l’appel du Front national, contre l’accueil programmé et imposé de migrants sur la commune – et au delà  dans toutes les communes de Bretagne et de France. Une banderole « ma commune sans migrants » avait d’ailleurs été accrochée.

La seconde, favorable à toute immigration, réunissait  des partis politiques ( PS, extrême gauche, UDB ),des associations solidaires des migrants,  des associations culturelles bretonnes pourtant subventionnées sur fonds public, comme Kevre Breizh. Adsav  vient d’ailleurs de réclamer l’arrêt des subventions pour cette association.

C’est ainsi qu’environ  200 opposants à l’immigration se sont retrouvés devant environ 250 partisans de l’immigration. Ces deux groupes se sont  donc côtoyés en présence d’un curieux dispositif de gendarmerie qui a amené certains observateurs à se poser des questions.

En effet, ils se sont ainsi faits face pendant plus d’une heure – revoir notre reportage en direct de la manifestation ci-dessous – sans qu’aucun cordon de gendarmerie ne soit déployé entre les deux. Les gendarmes étaient simplement positionnés autour des manifestants, aux entrées de la place avec fouilles au corps de chaque manifestant et, de temps à autre, entre les deux groupes. La Préfecture avait d’ailleurs autorisé les deux manifestations à se tenir sur le même lieu et aux mêmes heures. Tout cela ne risquait-il pas de favoriser des incidents?

Finalement il n’y a pas eu d’affrontements. Chaque groupe s’est « discipliné », malgré insultes, invectives et noms d’oiseaux lancés durant de longues minutes, hurlements, chants, slogans et sifflets durant les différentes interventions des élus régionaux présents sur place.

Gilles Pennelle, président du groupe Front national à la Région Bretagne, a pris la parole pour rappeler l’opposition de son parti à l’accueil des migrants. Il compte multiplier les rassemblements de ce type devant chaque commune qui annoncerait en recevoir. Prochaines étapes : Trébeurden et Trégastel, dans les Côtes d’Armor.

Nicolas Faure, du Lien, a ensuite conclu les interventions. Il a présenté les objectifs de son association. Il a rappelé les complicités de fait en faveur des migrants qui unissent la gauche et l’extrême gauche avec tous les grands groupes mondialisés à la recherche d’une main d’oeuvre bon marché.

Les manifestants anti migrants se sont dispersés dès la fin des discours tandis que la gauche et l’extrême gauche restaient sur place encore quelques instants.

Le seul incident notable sera du au colonel Richard Pégourié , nouveau responsable du groupement de gendarmerie du Finistère .

Alors que notre journaliste filmait la manifestation en direct, celui-ci vînt le voir pour lui dire :  » vous n’avez pas le droit de me filmer « , avant de demander à ses collègues d’éloigner notre journaliste.

Ce dernier refusa, soutenu par trois élues régionales du Front national, qui s’indignèrent de cette tentative de museler la presse indépendante, et par une partie des manifestants présents.  A sa question,  » vous êtes de quel journal ? », notre journaliste répond « de Breizh Info « .« C’est de la propagande d’extrême droite » ajoute alors  le colonel Pégourié (voir la 1ère vidéo, à partir de 11 min et la seconde filmée par un tiers et concernant l’intervention des élues FN).

Alors même qu’il ne le filmait pas, comme le prouvent les images du film, il revînt à la charge une seconde fois afin de tenter de l’extraire de la manifestation. Il se vit rappeler la loi par notre journaliste. Un gendarme, comme un policier, dans l’exercice de leurs fonctions sur la voie publique, peut être filmé, sauf exceptions concernant des enquêtes ou des unités d’élite, et cela par n’importe quel citoyen, journaliste ou pas.

Source : Breizh Info

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