Teva : enquête sur une affaire toujours mystérieuse

L’enquête repose sur les seuls témoignages du pharmacien et de la patiente de Saint-Malo.

Douze jours après le début de l’affaire Teva, le géant israélien des génériques, qui prend de plus en plus des allures de polar d’Agatha Christie, l’énigme reste entière. Si la question est de savoir à quel endroit de la chaîne de la vie du médicament il y a eu inversion, la piste de «l’intervention humaine»se précise. Jeudi, vendredi et lundi, les gendarmes ont interrogé une quinzaine de salariés de Teva qui travaillent sur les chaînes de l’usine de conditionnement de Sens. Au siège social du laboratoire à la Défense, on s’attend à une perquisition dans les jours à venir ainsi qu’à une audition du président.

Retour sur une histoire aux allures de Cluedo. Le vendredi 7 juin, une femme de 64 ans, se rend dans une pharmacie de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Elle prend du Furosémide 40 mg du laboratoire Teva et déclare ressentir des vertiges. Elle dit au pharmacien avoir retrouvé un comprimé de somnifère (zopiclone) dans un «blister» (ces plaquettes en aluminium qui hébergent les comprimés) de Furosémide. Elle tend le comprimé en question au pharmacien. Ce dernier lui demande alors de lui rapporter toutes les boîtes de Furosémide dont elle dispose. Elle revient à la pharmacie avec trois boîtes non ouvertes (lots Y175 et Y176), un blister intact et un blister entamé (mais sans numéro de lot, les blisters ne les mentionnant pas). Il défait les comprimés des deux blisters et déclare avoir trouvé un zopiclone.

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