Suicide d’un policier à Toulouse, le 34e depuis janvier

d1d12c6_2JcgpDk53kimCJ07AYeEzj0eUn brassard dans une manifestation de policiers, place Clémenceau à Paris, le 20 décembre 2018. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Le policier de 45 ans a laissé une lettre dans laquelle il « met en cause l’administration », selon un syndicaliste de France Police.

Par L’Obs

Trente-quatre. Un policier de 45 ans a mis fin à ses jours par pendaison ce jeudi 20 juin à Toulouse, alourdissant à 34 le nombre des suicides de policiers depuis le début de l’année, a indiqué à l’AFP une source policière ce vendredi.

Le policier, affecté à la brigade territoriale centre, au commissariat central de Toulouse, était passé mardi en conseil de discipline pour des faits datant de décembre 2017. Il était mis en cause pour « permutation financée », accusé d’avoir cherché à extorquer de l’argent à un collègue en échange d’une permutation entre Toulouse et Paris, selon une source proche du dossier.

Depuis mardi, le policier était sous la menace d’une exclusion temporaire de vingt-quatre mois, sans salaire, a affirmé à l’AFP Cédric Delage, secrétaire national du syndicat France Police.

Une lettre mettant en cause l’administration

« Il y a une disproportion totale entre les faits qui peuvent lui être reprochés, méritant peut-être un rappel ou même un blâme, et des sanctions aussi disproportionnées », a estimé ce syndicaliste, déplorant « la lenteur et la longueur du traitement de l’affaire » depuis les faits, en 2017 :

« Des centaines de collègues sont dans cette situation-là […], l’administration fait tout pour nous pousser à bout, c’est une honte. »

Selon une source policière, le policier a laissé une lettre « où il met en cause l’administration de manière très explicite ».

Il s’est donné la mort à son domicile, précise « la Dépêche du Midi ». Selon le quotidien, « l’annonce de sa brutale disparition a jeté l’effroi au sein des différents services de la sécurité publique de Haute-Garonne ».

« Cellule alerte prévention suicide »

« Douleur et immense tristesse de la corporation. Sébastien était père de trois enfants, nous nous associons à leur peine et pensons à sa compagne, sa famille, ses proches et ses collègues », a réagi sur son compte Facebook le syndicat Unité SGP Police FO.

Face aux suicides de policiers (34 dénombrés à ce jour) depuis janvier en France, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a installé fin avril une « cellule alerte prévention suicide » pour « briser le silence ».

En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes se sont suicidés, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Source : L’Obs

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Notes de la rédaction de Profession-Gendarme :

Mentionnons que nous avons signalé ce suicide par la publication suivante :  Un policier toulousain s’est donné la mort cette nuit

Les propos rapportés ci-dessus par le journal L’Obs ont fait l’objet de notre publication suivante : « Ce qui semblerait être la cause du 35ème suicide d’un policier ».

Contrairement au titre du journal L’Obs il ne s’agit pas du 34ème suicide d’un policier mais bel et bien du 35ème.

 

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