Suicide du Lieutenant : Messieurs les Généraux, où placez vous l’honneur et la vérité ?

Verité 3

Messieurs les Généraux, où placez vous l’honneur et la vérité ?

Un rappel des faits :

Dans sa dernière parution, le journal « L’essor dans la Gendarmerie » portait à la connaissance de ses lecteurs qu’un arrêt de la Cour d’Appel de Lyon décidait que le suicide du Lieutenant B. en date du 07 décembre 2007 à la caserne de Bron  était imputable au service.

L’Essor relatait sous le titre « Le général Brachet rattrapé par le suicide d’un lieutenant en 2007 »  les dernières heures ayant précédé son décès.

Immédiatement après cette parution le président de l’UNPRG, Henri MARTINEZ faisait part de son indignation et présentait ses regrets au Général BRACHET et au DGGN.

Dans le même temps, le Général BRACHET faisait un communiqué sur le site de son association Le Trèfle puis était soutenu par ses présidents d’honneurs, les Généraux d’armée (2s) Pierre-Jean Jacquet, André Lorant et Jean-Marc Denizot. 

Alain Dumait, Directeur de l’Essor, usant de son droit de réponse, a aussitôt fait parvenir ses remarques et observations au Trèfle (non publiées à ce jour sur le site de l’association) et communique l’ensemble de toute l’affaire ainsi que la publication de l’Arrêt du 11 juin 2013 de la Cour d’Appel de Lyon.   (Lire sur Armée-Média)

Après lecture de l’ensemble, je suis amené à faire les réflexions suivantes, objet du titre du présent article :

          Pour ce qui concerne la réaction du Général BRACHET, président du Trèfle, ce dernier affirme, je cite « Ce texte largement sujet à caution est repris par plusieurs sites internet où des énervés s’emploient à copier des informations erronées en faisant fi de la réalité des faits ».  Je répondrai à cela que le texte initial de l’Essor n’est pas du tout sujet à caution pour la simple raison qu’il ne fait qu’informer le lecteur d’un Arrêt de la Cour d’Appel de Lyon en date du 11 juin 2013 reconnaissant que le suicide du Lieutenant B. est consécutif au service. Mon Général, quelle est la réalité des faits ?

      Quant aux « énervés » qui copient des informations « erronées », ces énervés là ne font  que de l’information sur leurs sites respectifs.

« Leur audience ne tient qu’à l’outrance que goûtent les esprits faibles »  Un jugement sûrement très apprécié de nos milliers de lecteurs…

Pour ce qui concerne les 3 Généraux, présidents d’honneur du Trèfle, je ne reprendrai pas leur communiqué de soutien et ne leur imposerai pas de lire les 8 pages de l’Arrêt de la Cour d’Appel de Lyon en date du 11 juin 2013.

Je me contenterai simplement de recopier deux extraits, tirés de la page 7 de cet Arrêt, qui se suffisent à eux même pour prouver que le texte publié par l’Essor n’est pas sujet à caution et que les « énervés » ne font pas que copier des informations erronées :

 …./Que Monsieur B. s’est suicidé le 7 décembre 2007 quelques minutes après cet entretien de notification d’ouverture d’une enquête de commandement et de maintien de l’intéressé en France conduit personnellement par le général B. en présence de 4 supérieurs hiérarchiques directs de Monsieur B. et concomitamment au rassemblement de l’escadron pour annoncer son exclusion de la mission devant ses frères d’armes; /…

…./ la pathologie présentée par Monsieur B. constatée à son retour de Guyane, ressurgissant après cet entretien traumatisant du 7 décembre 2007, vécu comme attentatoire à sa personne et à la publicité donnée à son éviction ;/…

Après ces réflexions je pose la question, où est la vérité ? Où est l’honneur ?

       Quant au président de l’UNPRG, Henri MARTINEZ, ses regrets n’étaient-ils pas prématurés ?

Pour information le journal l’Essor a publié le 2 juillet une newsletter qui propose un résumé de l’ affaire et l’intégralité de l’Arrêt de la Cour d’Appel de Lyon, origine de la polémique.

Lire cette newsletter (format pdf) : Newsletter Essor

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