Soirée cartable. Le dispositif de prévention reconduit à Guingamp

La soirée cartable attendue demain sera encadrée par le service jeunesse de...

La soirée cartable attendue demain sera encadrée par le service jeunesse de Guingamp communauté, représenté ci-dessus par Yannick Henrion et Yannick Echevest, et par les services de l’État, représentés par Frédéric Lavigne, sous-préfet, et Stéphane Tourtin, commandant de la gendarmerie de Guingamp.

Pour endiguer les dérives alcoolisées des « soirées cartables », dont l’une est attendue demain, la collectivité active de nouveau un dispositif de prévention et de sécurité, à travers plusieurs actions mises en place en amont et le soir même de l’événement.

Pour fêter le dernier jour de classe avant les vacances scolaires, lycéens et collégiens ont l’habitude de se retrouver après les cours. Des réunions qui ont traditionnellement lieu dans les rues du centre-ville et sont souvent bien « arrosées ». C’est le phénomène des « soirées cartables », qui avait tourné au drame en 2014, lorsqu’une jeune fille âgée de 16 ans s’était noyée dans le Trieux au cours de l’une d’elles. Demain, veille des vacances de La Toussaint, le dispositif de prévention expérimenté depuis plusieurs années pour sécuriser ces soirées et visant à « éviter les comportements déviants ou dangereux » sera de nouveau activé. Il s’articule autour de plusieurs actions menées conjointement par Guingamp communauté, la municipalité, le sous-préfet et la gendarmerie.

Les parents invités à délivrer des messages de prudence

En amont, l’ensemble des établissements scolaires a reçu un courrier informatif à transmettre aux parents d’élèves. Ces derniers sont en effet en première ligne pour délivrer les messages de prudence à leurs enfants. Il a également été rappelé aux débits de boisson (grandes surfaces et bars) leur interdiction de vendre de l’alcool aux mineurs. La ville a, de son côté, réédité l’arrêté interdisant le transport et la consommation d’alcool pour demain soir. Une soirée au cours de laquelle une patrouille éducative, composée de l’équipe d’animation du service jeunesse de Guingamp communauté, des éducateurs de Beauvallon et d’élus locaux, interviendra sur les espaces publics de 20 h à 2 h. Par ailleurs, les locaux du service jeunesse (foyer) seront ouverts jusqu’à 23 h pour proposer une alternative à la rue à ceux qui le souhaitent. Enfin, la Protection civile installera un poste de secours rue Henry-Kerfant (place du Centre), pour prendre en charge les jeunes en cas de souci de santé (plusieurs cas de comas éthyliques ont été recensés ces dernières années). La gendarmerie mobilisera, quant à elle, entre trois et quatre patrouilles, soit dix à douze militaires qui sillonneront le centre-ville pour veiller au respect de l’arrêté municipal.

Un dispositif conséquent mais pas hermétique

Un dispositif conséquent donc, mais qui, comme l’a souligné Yannick Henrion, du service jeunesse de Guingamp communauté, « n’est pas hermétique pour autant. La preuve, en 2014, lors du drame, il était en place ». « On peut en effet toujours échapper aux gendarmes ou ne pas se présenter au poste de secours », a acquiescé le commandant Tourtin, ajoutant que « les dernières soirées ont drainé très peu de monde dans les rues, beaucoup se réunissant dans des espaces privés ». « Les organisateurs de ce type de soirée prennent de gros risques », fait remarquer Yannick Echevest, vice-président de Guingamp communauté en charge de la jeunesse. « Il faut qu’ils sachent que leur responsabilité sera recherchée s’il se passe quelque chose », a averti le sous-préfet.
Source :  Le Télégramme

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