Six gilets jaunes condamnés pour des pochoirs

7b1d657883871566b328f7dc77b9253c-six-gilets-jaunes-condamnes-pour-des-pochoirsSix personnes ont été jugées par le tribunal correctionnel de Caen pour avoir dessiné des tags représentant des gilets jaunes sur la route entre Caen et Juno Beach, à la veille des cérémonies du 6 juin 2019. | ILLUSTRATION

Ils étaient poursuivis pour avoir tagué des gilets jaunes sur la chaussée avant les commémorations du 6 juin 2019, à Courseulles-sur-Mer. Ils ont été condamnés à des peines d’amende et à des heures de travail d’intérêt général.

Dans la soirée du 3 juin 2019, des dessins représentant des gilets jaunes sont réalisés à la peinture sur la route entre Caen et Juno Beach. La mairie de Courseulles-sur-Mer dépose plainte. Après une enquête de gendarmerie et des investigations téléphoniques, six personnes sont identifiées et poursuivies. Elles ont été jugées ce mercredi 28 août 2019, par le tribunal correctionnel de Caen.

Sur les quatre hommes et deux femmes âgés de 21 à 43 ans, seul le plus jeune reconnaît les faits. Il explique avoir voulu « laisser des messages pour interpeller le président de la République, » sur la route d’accès aux commémorations du 6 juin. Tandis que les autres personnes réalisaient les images avec des pochoirs et à la bombe de peinture, il s’est douté qu’il avait peut-être tort et a quitté les lieux.

Les autres personnes contestent avoir participé à ces tags même si elles ont participé à des manifestations de Gilets jaunes. Trois d’entre elles avaient été contrôlées sur le port de Courseulles-sur-Mer le soir même du 3 juin et avaient des taches de peinture jaune sur eux. Un couple dit être sorti en amoureux sur la plage et avoir joué avec un aérosol de peinture trouvé sur place. Un seul des six a été condamné auparavant. Ces six personnes sont respectivement manutentionnaire, ouvrière, préparatrice de commande, auto-entrepreneur dans le bâtiment, agent de sécurité, et ouvrier du bâtiment.

« Il est dommage que les faits ne soient pas reconnus et que cinq des prévenus présentent un comportement assez puéril en persistant dans des déclarations fantaisistes, » déplore le substitut du procureur de la République.

Me Gabriel, avocat de la défense, indique que « lors d’autres occasions, comme le festival de musique Beauregard ou le Tour de France, des inscriptions apparaissent sur les routes sans poursuites pour leur auteur. Je déplore qu’on ait monopolisé tant de gendarmes pour de simples tags sur la chaussée. Un seul prévenu reconnaît mais on n’a pas d’élément permettant d’impliquer les autres qu’il faudrait relaxer au bénéfice du doute. »

Quatre des personnes jugées sont condamnés à 500 € d’amende et les deux autres à 180 heures de travail d’intérêt général. La peine infligée à l’agent de sécurité n’est pas inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire « pour qu’il conserve son emploi. » Ils devront rembourser 381 € à la commune, pour la remise en état de la route.

Source : Ouest-France

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