Secours sur le massif : pompiers et gendarmes font cause commune

Le nouveau plan de secours va permettre aux deux services de gagner en termes d’efficacité et de rapidité. (Photos Philippe BRIQUELEUR)

XONRUPT-LONGEMER

C’est sur un site adapté pour la circonstance que le préfet Gilbert Payet a présenté, hier, le nouveau plan ORSEC-Montagne liant les forces de la gendarmerie à celles du SDIS (service départemental d’incendie et de secours).

Une quarantaine d’hommes, militaires et sapeurs-pompiers, était en effet présente sur le site du « Saut des cuves », à Xonrupt-Longemer, pour un exercice de secours simulant une intervention sur une personne ayant chuté d’une paroi rocheuse. Un exercice choisi de manière pertinente puisqu’il s’agissait d’illustrer le fonctionnement du nouveau dispositif en montagne entre les deux services.

Concrètement, ce nouveau plan de secours devrait permettre une meilleure coordination des secours grâce à la diffusion simultanée des informations essentielles pour venir en aide aux victimes. Trois phases sont clairement définies dans ce dispositif : la géolocalisation de la victime, la phase d’alerte, d’engagement et d’information réciproque sur les interventions et enfin les procédures communes à mettre en œuvre. Sur le terrain, les groupes se composeront d’hommes issus des deux services avec des commandements de groupes assurés aussi bien par des pompiers que par des militaires. Chacun d’entre eux sera d’ailleurs muni d’un même récepteur individuel d’appel sélectif.

« Grâce à cette complémentarité de moyens, nous gagnerons beaucoup de temps au niveau de l’intervention et nous évaluerons bien mieux les forces qu’il faut mobiliser », explique le colonel Hugues Deregnaucourt, directeur du SDIS.

Un point de vue partagé par le colonel Gilles Martin, commandant du groupement départemental de gendarmerie, qui veut laisser de côté l’esprit de compétition qui pouvait exister auparavant : « Par le passé, on avait le sentiment que c’était à celui qui serait le premier à porter secours aux victimes. C’était nuisible en terme d’efficacité ».

Au regard de la philosophie affichée hier après-midi, ce temps-là semble bel et bien révolu. Et c’est dans ce contexte que pompiers et gendarmes vont dorénavant s’entraîner régulièrement ensemble sur le massif. Après tout, il en va de l’intérêt collectif…

Sergio DE GOUVEIA

Source : Voges matin

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