Saint-Rémy-lès-Chevreuse Les gendarmes mettent fin à un trafic d’outils volés

Les outils retrouvés ont tous été placés sous scellés en attendant que l’enquête détermine leur provenance.

Les outils retrouvés ont tous été placés sous scellés en attendant que l’enquête détermine leur provenance

Les gendarmes de la brigade de recherches de Rambouillet et de la brigade de Chevreuse ont réalisé un beau coup de filet la semaine dernière. Avec le groupe d’enquête et d’appui anticambriolages, ils ont interpellé un homme de 25 ans, demeurant à Montigny-le-Bretonneux. L’individu s’était spécialisé dans le vol d’outillage professionnel sur des chantiers.
L’affaire commence fin avril à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. Une victime se présente et déclare qu’on lui a volé du matériel sur le site d’une maison en construction. Il livre aux gendarmes une information précieuse. Sur le site Internet “leboncoin.fr”, il a repéré six outils lui appartenant. Grâce à l’annonce, les militaires retrouvent sans difficulté le dépositaire.
Jusqu’à 4 000 euros l’unité
Jeudi 23 mai, les gendarmes se rendent à Montigny-le-Bretonneux pour l’interpeller. Là, ils découvrent un véritable magasin de bricolage occupant une pièce et un garage entiers. «Des perceuses, des ponceuses, des scies électriques, des perforatrices, des disqueuses… Au total, près de 270 objets ont été retrouvés. Il ne s’agit que d’outils électriques portatifs professionnels, dans leur mallette de rangement. Certains valent au moins 4 000 euros. Une partie du butin a déjà été estimée à plus de 150 000 euros. Au cours de la perquisition, qui a été très longue à cause de la quantité retrouvée, 800 euros en espèces ont été découverts», rapporte une source proche du dossier. Pour les ramener, les militaires devront d’ailleurs utiliser un petit camion.
Au cours de sa garde à vue, l’homme n’a pas livré plus d’explications sur cette découverte, affirmant qu’il n’endossait que le rôle de vendeur. Il se présente comme auto-entrepreneur. Il est inconnu de la justice.
Vendredi 24 mai au soir, après avoir été déféré devant le parquet de Versailles, l’individu a été remis en liberté, sous contrôle judiciaire. «Pour le moment, il est soupçonné de recel et non de vol. L’enquête doit se poursuivre pour vérifier si tous les outils retrouvés ont été volés ou pas», poursuit cette même source. Les militaires doivent donc s’employer à identifier l’ensemble des victimes.
La revente de ces objets sur Internet durait au moins depuis le mois de septembre 2012. A des prix défiant toute concurrence : la moitié de la valeur à l’état neuf.

• Pour identifier les objets volés, et donc les victimes, la gendarmerie nationale a mis en ligne les photos de 271 objets. Elles sont consultables sur le lien suivant pendant 36 mois : http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/judiciaire/affaire/05130_00814_2013. Sur cette page figurent également les coordonnées des enquêteurs.

Source : Les Nouvelles

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