ROSANS Contre la fermeture de la gendarmerie

Hervé Ricard, vice-président, et Didier Vo Dinh, président de l’Amdras.

Hervé Ricard, vice-président, et Didier Vo Dinh, président de l’Amdras.

Une réunion publique contre la fermeture de la gendarmerie s’est tenue, mercredi dernier à Rosans, organisée par l’Amdras (Association pour le maintien et le développement de la ruralité dans les Alpes du Sud).

Depuis plusieurs mois, des menaces pesaient sur la gendarmerie. Dès les premières alertes, l’Amdras s’est mobilisée pour son maintien à Rosans. À ce jour, une pétition a recueilli plus de 500 signatures. De son côté, Josy Olivier, maire de la commune, n’a pas ménagé ses efforts. Elle a interpellé les élus. Elle a demandé par trois fois, une audience au préfet qui à ce jour, n’a pas répondu. Seules, Patricia Morhet Richaud, sénatrice, et Karine Berger, député, ont apporté leur soutien. Des conseils municipaux du territoire et la communauté de communes des Baronnies ont délibéré et signé une motion pour soutenir la démarche de l’Amdras.

Pour les participants à cette réunion publique, ces non-réponses sont choquantes et sont ressenties comme un manque de respect envers les citoyens. « On voudrait faire croire aux habitants de ce territoire qu’une permanence de la gendarmerie une demi-journée par semaine c’est beaucoup mieux et plus efficace qu’une gendarmerie à temps plein ! Qui peut imaginer une telle chose ? », s’insurgent-ils.

Hervé Ricard, vice président de l’Amdras, explique que la suppression progressive des services publics va dans le sens de l’organisation de la désertification du territoire. Alors que l’on pourrait penser que l’État se doit d’offrir à tous les citoyens les mêmes services, qu’ils soient ruraux ou citadins, il constate que, dans les faits, ce n’est pas le cas et c’est une “sous-zone” qui se met peu à peu en place.

Cette fermeture va avoir une répercussion directe sur la vie économique du village de Rosans. Mais beaucoup pensent que tout n’est pas perdu. La colère est grande et des événements ou des actions pour se faire entendre ne sont pas exclus.

Source : Le Dauphiné

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