Ramonville-Saint-Agne. Délinquance : les réponses de la gendarmerie

Plutôt énervés les gendarmes, après nos articles sur la Place Marnac.

Déjà, un riverain qui fait observer que la BAC (la police) tourne tous les jours alors que Ramonville est en zone gendarmerie, ça ne fait pas plaisir. mais il est vrai que Toulouse est juste de l’autre côté de la rocade et que le citoyen peut confondre. Mais c’est surtout le sentiment d’insécurité dont nous ont fait part les habitants qui interpelle le lieutenant Anthony Mimouni, chef de la communauté de brigades de Saint-Orens. «Je fais d’abord remarquer que le déséquilibré qui a tiré sur les élagueurs a été interpellé dans la journée. Concernant les voitures brûlées sur la place, l’enquête est en cours. Enfin, à Ramonville comme ailleurs, il peut y avoir un braquage de bijouterie ou de tabac-presse.».

Effort accru contre le trafic de drogue

Mais il tient aussi à parler du dispositif mis en place pour lutter contre la délinquance. «Nous avons une équipe qui patrouille en permanence, y compris la nuit puisqu’un” groupe nuit” a été mis en place il y a un an. Les patrouilles passent plusieurs fois par jour et par nuit dans tous les quartiers. Nous avons, depuis le début de l’année, mis l’accent sur la consommation, la revente ou le transport de drogue ; résultat : nous avons constaté 79 faits sur la communauté (dont 42 à Ramonville). Ce n’est pas parce que le trafic a augmenté mais parce que nous avons beaucoup travaillé sur le sujet.» Nous avons aussi noté une diminution des vols liés à l’automobile (vols d’accessoires, de pneus). Globalement, sur Ramonville, la délinquance générale se stabilise et je crois que cela est dû à notre présence sur le terrain. Pas plus place Marnac, aux Floralies, à la Cité rose qu’ailleurs, on ne peut parler de quartier dangereux.»

Composez le 17

Le lieutenant Mimouni ajoute qu’à la demande de leurs représentants, «les gendarmes vont reprendre une place importante dans les conseils de quartier où ils vont dispenser les bons conseils aux habitants».

Pour revenir à la place Marnac, il précise qu’un dialogue a été engagé entre la commune et le référent sûreté du Groupement Haute-Garonne pour plus de sûreté. «C’est sûr que le bâtiment Leader Price, ouvert aux quatre vents, peut être mieux sécurisé», dit-il.

Enfin, le lieutenant Anthony Mimouni lance un appel : «Je vois bien que les tensions augmentent. Mais je regrette que nous ne soyons pas plus souvent sollicités. Les gens ont peur de nous appeler. Il faut qu’ils sachent que leur appel restera anonyme ; Alors qu’ils prennent le réflexe de composer le 17 et nous serons plus à même de les aider».

Source : LA DEPECHE

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