Quinquagénaire poignardée : un jeune homme interpellé hier soir

Les scellés ont été posés sur la porte de l'appartement de Michèle, à Caussade. ./Photo DDM, Manuel Massip.

Les scellés ont été posés sur la porte de l’appartement de Michèle, à Caussade. ./Photo DDM, Manuel Massip.

Un individu recherché depuis jeudi dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Michèle Becker, retrouvée poignardée, mercredi soir, chez elle, à Caussade, a été interpellé hier soir.

Il n’aura fallu que deux jours aux enquêteurs de la brigade de recherches du groupement de gendarmerie de Tarn-et-Garonne pour résoudre l’énigme soulevée par la mort de Michèle Becker (lire nos précédentes éditions de jeudi et vendredi).

Cette femme de 54 ans avait été retrouvée poignardée chez elle, mercredi soir, dans un appartement de l’immeuble situé au n°11 de la rue de la République, jouxtant l’hôtel de ville de Caussade. Un de ses deux fils vivant dans le Pas-de-Calais, inquiet de ne pas avoir de nouvelles de sa mère, avait donné l’alerte après l’avoir appelée à plusieurs reprises, en vain, au téléphone. Les gendarmes sont aussitôt intervenus, mercredi, vers 18 heures 30, dans cet immeuble du cœur historique de la cité chapelière. A l’intérieur de l’appartement, ils ont découvert le corps sans vie de Michèle, gisant dans son sang. A priori, le décès de la quinquagénaire qui vivait seule avec un petit chien avait tout de la mort criminelle. Son corps portait de nombreuses plaies. Une source proche de l’enquête évoquera d’emblée «une mort violente.»

Les résultats de l’autopsie

Les premiers éléments de l’autopsie pratiquée sur le corps de la victime, hier matin, à Toulouse, ont alors parlé. Premièrement, l’acte criminel a été confirmé, si besoin était. Dans leur travail, les légistes ont bien vu que Michèle a reçu de multiples coups à l’arme blanche, «dont un coup fatal porté au niveau du cou.» L’examen a indiqué aussi que la victime n’a pas agonisé avant de mourir. Il n’y a pas eu non plus de violences sexuelles. L’autopsie a dévoilé surtout que le meurtre avait été commis moins de 48 heures avant la découverte du corps par les gendarmes, mercredi soir. Des analyses complémentaires, notamment toxicologiques, vont être menées.

Placé en garde à vue

Mais la brigade de recherches de Montauban, en charge de l’enquête n’est pas restée suspendue aux premiers résultats de l’autopsie pour se mettre au travail, avec le renfort des gendarmes de la brigade de Caussade et de la compagnie de Montauban. Enquête de voisinage, environnement de la victime, rien n’a été laissé au hasard dans les premières heures. Dès jeudi matin, les enquêteurs ont sillonné les rues de Caussade, visiblement à la recherche d’un suspect. Ils ont présenté une photo à plusieurs commerçants. Il s’agissait de la photo d’un jeune homme décrit comme un marginal, se promenant avec un chien, un Rottweiler.

A Caussade, l’individu prenait souvent ses quartiers sur le trottoir de l’avenue du général Leclerc, pour y faire la manche. Il était maintenant introuvable. En parallèle à leurs recherches dans Caussade intra-muros, les enquêteurs ont lancé un avis de recherche. Un signalement qui a payé, puisque le suspect a été interpellé dans un département voisin, hier soir. Les gendarmes de Tarn-et-Garonne sont allés le chercher pour le ramener chez eux et le placer en garde à vue.

Source et Vidéo : La Dépêche

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