Professeurs, patrons, soudeurs et…gendarmes

Haute-Garonne – Sécurité

Démonstration du peloton de surveillance et d'intervention ./ DDM
Démonstration du peloton de surveillance et d’intervention ./ DDM

Professeurs, soudeurs ou encore pilotes dans leur vie active, ils ont choisi de consacrer leur temps libre aux autres. Non pas au sein d’une association mais d’une institution : la gendarmerie.

Les réservistes sont 600 en Haute-Garonne. Issus de tous horizons, ils apportent au quotidien leur concours aux missions de la gendarmerie.

Le lancement officiel de la journée nationale du réserviste a eu lieu ce lundi, au lycée Françoise de Tournefeuille car, tout au long du mois, plus de 2000 lycéens de Toulouse, Muret, Fonsorbes et Tournefeuille, participent à des rencontres avec ces hommes et ces femmes aux fonctions souvent mal connues. «Les jeunes, c’est l’investissement de demain, a résumé le général Pidoux, à la tête de la Région de gendarmerie. Un réserviste, c’est quelqu’un qui choisit de s’engager, qui donne de son temps et de son énergie pour être utile à la collectivité. Sans les réservistes, je ne suis pas capable de faire fonctionner la gendarmerie en Midi-Pyrénées.»

«Tout le monde y gagne»

Parmi eux, le lieutenant-colonel Yves Lecomte, directeur d’un bureau d’études dans l’aéronautique au civil, est engagé depuis 10 ans. «C’est pour moi un moyen de servir son pays. Quand on veut s’engager, on cherche comment et après, ça va tout seul. J’avais des atomes crochus avec cette institution.»

Il est désormais conseiller en intelligence économique et stratégique auprès du commandant de Région. Protection des sites, systèmes d’information, e-réputation… le lieutenant-colonel conseille et assiste le général.

Maître de conférences en informatique à l’université Paul-Sabatier, Philippe Truillet a d’abord servi dans la gendarmerie «entre un DEA et un doctorat». «Quelques années plus tard, j’y suis revenu. Cela fait 16 ans maintenant.»

Il a choisi de mettre ses compétences au service de la gendarmerie. «Beaucoup de choses sont mises en place, notamment des projets entre étudiants et gendarmerie, relate celui qui est aujourd’hui lieutenant. Par exemple, il y a un logiciel qui permet la traque de pédophiles sur internet.»

Pour lui, «tout le monde a à y gagner. Les réservistes donnent mais reçoivent aussi beaucoup.»

Source : La Dépêche

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