Pris la main dans le casier, le gendarme de St Brévin condamné

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L’ancien gendarme adjoint volontaire du peloton de sécurité et d’intervention de la gendarmerie n’a pas résisté à la tentation d’en savoir plus qu’il n’en avait le droit.   | ARCHIVES

Jeudi 4 juillet, l’ancien gendarme adjoint volontaire a été condamné, à Nantes, pour avoir consulté le casier judiciaire d’un rival amoureux et lui en avoir déballé le contenu dans une discothèque de Challans.

Jeudi 4 juillet, un ancien gendarme adjoint volontaire du peloton de sécurité et d’intervention de la gendarmerie (Psig) de Nantes était poursuivi devant le tribunal correctionnel. On lui reprochait des faits de violation du secret professionnel et divulgation illégale de données à caractère personnel en vue de porter atteinte à l’intimité de la victime.

« C’est vrai que c’est tentant »

À l’été 2015, alors qu’il était en renfort à la brigade de Saint-Brevin (Loire-Atlantique), l’homme a consulté le casier judiciaire du nouveau compagnon de son ex avec laquelle il avait gardé contact. « J’ai demandé au chef qui m’a donné sa carte pro et m’a laissé regarder », dévoile le prévenu, reconverti dans la mécanique automobile après avoir exercé un temps comme agent de sécurité. « C’est vrai que c’est tentant », observe la présidente. « Ça donne un petit pouvoir, on fait le malin », enfonce la procureure. « Ça ne me paraissait pas si grave parce que c’est banal », se défend le prévenu.

Il lui déballe son casier en boîte de nuit

Après avoir découvert que son rival avait été condamné à deux mois de prison pour escroquerie, il a d’abord averti son ex. « Je lui ai juste dit que c’était un escroc », précise-t-il. Quelques mois plus tard, dans la nuit du 21 au 22 février 2016, l’homme a croisé la victime, du côté de Challans (Vendée). Dans le fumoir d’une discothèque, il lui a déballé son casier. « Des informations qui auraient pu avoir des conséquences déplorables », relance la procureure, précisant par ailleurs que la victime, parfaitement réinsérée, n’avait rien d’un « bandit de grand chemin. » Après délibération, le tribunal a prononcé une peine de 2 000 € d’amende avec sursis, plus l’interdiction d’exercer la profession de gendarme.

Source : Ouest-France

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