Première conduite avec des gendarmes

La gendarmerie dispose d'une surface de 1.300 m<sup>2</sup>, c'est peu mais assez pour démarrer et faire un peu de slalom.

La gendarmerie dispose d’une surface de 1.300 m2, c’est peu mais assez pour démarrer et faire un peu de slalom.

Tours. Sur leur stand, à la foire, des gendarmes initient des jeunes à la conduite. Pour la plupart, c’est la première fois qu’ils prennent le volant.

Rien à voir avec les manèges de la fête foraine, c’est du sérieux. A la foire, la gendarmerie revient après quelques années d’absence pour proposer sur son stand une initiation au volant avec son programme « 10 de conduite ». « Il correspond à la toute première leçon d’une auto-école, souvent donnée sur un parking, pour apprendre deux choses : s’installer au volant puis le démarrage et l’arrêt », résume l’adjudant-chef Arias, gendarme à l’Escadron départemental de sécurité routière.

Trois voitures, des Renault Clio récentes à double commande, servent à ce programme sur piste. Des jeunes de 13 ou 14 ans viennent le suivre pour une première prise en main. Ils démarrent, calent parfois, slaloment, recalent, mais peu importe.

Un simulateur pour les parents

Chaque apprenti conducteur reste une vingtaine de minute au volant, sauf s’il y a trop de monde, comme l’après-midi du 8 mai. « Au début, ils ont peur de ne pas y arriver, puis prennent confiance. »
Pendant ce temps, les parents peuvent essayer un simulateur de conduite pour quelques rappels pas toujours inutiles. Le logiciel permet de changer les conditions météos, le cadre de conduite (urbain, périurbain ou rural), mais aussi de s’essayer à l’éco-conduite. Il suffit d’adapter le bon rapport de vitesse au régime du moteur, d’utiliser le frein à moteur plutôt que de trop freiner. Bref, d’anticiper sans forcer.
Tiens, Manon, 13 ans, de Joué-lès-Tours, revient de son tour de piste. Elle l’a fait deux jours consécutifs tellement elle a apprécié. Jamais, auparavant, elle n’avait pris le volant. « Je n’avais pas peur, les gendarmes expliquent bien, sont patients. Ils m’ont expliqué comment m’installer, à quoi sert telle ou telle pédale. Je le savais déjà un peu car j’ai questionné mes parents, mais maintenant je me sens plus à l’aise. Avec tous ces accidents, il faut faire attention. »
Un peu plus âgé, son frère, avec qui elle est venue la première fois, pense peut-être déjà à la conduite accompagnée. Apprendre jeune limite les risques.

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Sur son stand, la gendarmerie dispose aussi d’un réflexomètre, un appareil destiné à compter le temps de freinage. Dans ce simulateur, le programmateur peut jouer plusieurs paramètres dont les conditions météo. Lorsqu’un sanglier surgit ou si un camion déboîte, le conducteur doit freiner. L’appareil compte le temps de freiner, indique, en fonction de la vitesse, les distances de freinage. Évidemment, plus la vitesse est élevée, plus il faut de temps pour s’immobiliser. Or, tous les accidents se jouent à quelques secondes près. « L’idéal, pour freiner, est de réagir en 0,80 seconde, mais le temps moyen dépasse souvent la seconde. Et si la personne est perturbée par une sonnerie de portable, alors là, on arrive à 3, 4 ou 5 secondes. C’est beaucoup trop ! »

Source : La Nouvelle République

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