Pourquoi les gendarmes ardéchois sont-ils tombés ?

L’adjudant-chef Emmanuel Potentier. Photo DR

 

Les trois gendarmes du groupe “montagne” de l’Ardèche étaient partis pour une course de neige en vue de préparer un futur stage de chef de cordée au Cnisag (Centre national d’instruction au ski et à l’alpinisme de la gendarmerie).

Sur l’itinéraire de retour de l’arête Midi-Plan, les trois hommes ont dévissé, lundi, et chuté sur plus de 1 000 mètres. Alerté, le PGHM (peloton de gendarmerie de haute montagne) de Chamonix entreprenait des recherches héliportées en soirée et retrouvait deux des trois corps dans la rimaye de la face nord du col du Plan. Mais impossible de repérer la troisième victime de cette terrible chute.

Mardi, la couverture nuageuse et la pluie empêchèrent tout décollage de l’EC145. Hier matin, dès 9 h 15, l’équipage de l’hélicoptère du détachement aérien de la gendarmerie perçait la couche nuageuse afin de poursuivre les recherches du troisième corps, celui du leader de la cordée, l’adjudant-chef André Turquat.

Du matériel récupéré

« L’équipage a sillonné la face nord de 9 h 15 à 11 h 30, mais sans parvenir à repérer la victime », explique le commandant Jean-Baptiste Estachi, patron du PGHM. Seul du matériel de progression appartenant aux trois membres de la cordée a pu être récupéré.

« L’enquête suit son cours, poursuit le commandant. Pour l’heure, nous n’avons toujours pas pu déterminer les causes de ce dramatique accident ». Pour les gendarmes du PGHM de Chamonix, il reste encore à découvrir le lieu exact où le drame s’est noué, ce qui permettra sans doute de mieux comprendre ses raisons.

Aujourd’hui, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur en déplacement en Ardèche, devrait recevoir les familles des trois victimes. Ce drame est un coup dur pour le GMG 07 qui perd trois hommes dont son chef, André Turquat et son second, l’adjudant Potentier.

Source : Le Dauphiné

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *