Pour sauver leur gendarmerie, des élus démissionnent

En Saône-et-Loire, un conseil municipal a employé la manière forte pour protester contre le projet de fermeture de la brigade du village.

Un panneau de signalisation (illustration).

Un panneau de signalisation (illustration). © Gile Michel / Sipa

Le conseil municipal de Joncy (Saône-et-Loire) a démissionné vendredi pour protester contre le projet de fermeture de la brigade de gendarmerie du village, a-t-on appris auprès du maire de la commune. “Depuis le départ, on a oublié que les communes avaient une compétence pour suivre les problèmes de sécurité”, a déclaré à l’AFP le maire sans étiquette de ce village de 530 habitants, Étienne Richard.

Joncy “n’a pas de problème de sécurité particulier, mais c’est peut être aussi parce qu’on a une brigade”, a-t-il ajouté, soulignant son refus de “laisser partir un maillon important du tissu local”. La fermeture définitive de cette brigade de trois gendarmes dans le cadre d’un regroupement avec les brigades de communes voisines a été confirmée le 6 août dans une lettre du chef du cabinet du ministre de l’Intérieur reçue par le maire, selon M. Richard. La date de la fermeture n’est pas encore connue.

Une activité trop faible ?

“La décision est prise en plein mois d’août quand il n’y a personne”, a regretté l’élu. De son côté, la préfecture a souligné que cette fermeture avait été décidée pour “redéployer les gendarmes sur le terrain au plus près de l’activité délinquante”.

“On a constaté que sur 2012 à Joncy, il n’y avait eu que 52 infractions, que la brigade n’était ouverte que deux demi-journées par semaine et que les distances à couvrir pour les gendarmes étaient trop longues”, a souligné la secrétaire générale de la préfecture de Saône-et-Loire, Magali Selles.

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Source : Le Point.fr

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