Pont-de-Vaux Un gendarme menacé au couteau

C’est dans ce hameau de l’Olivier sur les hauteurs de Pont-de-Vaux que s’est déroulée une partie des faits. À pied, le gendarme a dû reculer sur 260 mètres. Photo Michel Raymond (CLP)

C’est dans ce hameau de l’Olivier sur les hauteurs de Pont-de-Vaux que s’est déroulée une partie des faits. À pied, le gendarme a dû reculer sur 260 mètres. Photo Michel Raymond (CLP)

Un jeune Gabonais hébergé chez sa tante à Pont-de-Vaux dans l’Ain a menacé un gendarme, lequel a dû faire usage de son arme pour parvenir à ses fins : que le jeune rende son arme, en l’occurrence un couteau.

Les faits se sont produits mercredi soir dans le lotissement pourtant paisible de l’Olivier sur les hauteurs de Pont-de-Vaux, cette ville de l’Ain limitrophe de la Saône-et-Loire. Les gendarmes de Pont-de-Vaux ont été appelés à l’origine pour un différend familial au sein de la maison et ce, sur fond de violence. Si à l’arrivée des militaires, la situation semblait s’être calmée, la tante souhaitant que les choses rentrent dans l’ordre, il n’en était pas de même pour le jeune âgé de 27 ans qui voulait récupérer ses affaires et partir de la maison. Et c’est en ressortant de cette dernière que l’homme a dissimulé un couteau dont la lame était visible des forces de l’ordre. Immédiatement, le gendarme et le gendarme adjoint féminin ont demandé à ce qu’il laisse le couteau qu’il avait sur lui.

Un coup de sang

C’est alors que l’homme a brandi le couteau et a menacé le sous-officier. Ce dernier lui a intimé l’ordre de poser la lame et l’a mis en joue. Le Gabonais n’a pas été sensible à cet ordre. Le gendarme a alors reculé sur 200 mètres avant de faire un tir de sommation à terre sans pour autant que cela agisse sur la personne passablement excitée. La scène s’est poursuivie sur 60 m encore jusque sur la Départementale 2 qui relie Pont-de-Vaux à Saint-Trivier-de-Courtes. C’est alors que subitement, l’homme a posé le couteau. Le gendarme lui a demandé de se mettre à terre et de se coucher. Les gendarmes de la brigade motorisée de Louhans appelés en renfort sont arrivés les premiers pour aider leurs collègues avant que de nombreux autres gendarmes n’arrivent également dont le capitaine Pascal Couttenier, adjoint au commandant la compagnie de Bourg-en-Bresse et le commandant de groupement de l’Ain, le colonel François-Xavier Martin.

Garde à vue prolongée

L’homme placé en garde à vue a été interrogé durant de longues heures et jeudi à 16 heures, la garde à vue devait être prolongée. Poursuivi pour violences avec arme, usage d’armes et menaces sur agent de la force publique, il pourrait être déféré vendredi au parquet de Bourg qui décidera de son incarcération ou non.

Le commandement a en tous les cas souligné le sang-froid des deux gendarmes devant une situation difficile à gérer.

Source : Le Journal

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