Police et Gendarmerie: des S.I. unifiés en préservant les modes de travail

Edition du 23/04/2013 – par Jean Pierre Blettner et Rachel Bor

Le service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure rationalise ses applications destinées à la Gendarmerie et à la Police Nationale. Le général de division Bernard Pappalardo mène cette transformation, en préservant la culture propre à chaque entité et en s’appuyant sur les normes.

CIO : Vous êtes à la tête du ST(SI)2, le service des technologies et des systèmes d’information de la sécurité intérieure, en charge des applications de sécurité intérieure de la Gendarmerie et de la Police Nationales. Quelles sont vos priorités ?

Bernard Pappalardo : Notre objectif est de rationaliser les applications de sécurité intérieure, à la fois pour la police et la gendarmerie. Nous gérons les moyens informatiques pour 90000 gendarmes et 150000 policiers. Il s’agit d’une rationalisation technique car nous ne définissons pas les modes d’action de la gendarmerie ni de la police. Les policiers et les gendarmes ont le même métier mais avec des modes de travail différents. Nous construisons le système d’information global. Il s’agit de faire adhérer tout le monde. Notre mission est différente de celle de la DSIC (Direction des systèmes d’information et de communication) au sein du ministère de l’intérieur. Celle-ci est en charge de la gouvernance globale, gère les applications transverses et celles des autres directions du ministère.

CIO : Comment procédez-vous ?

Bernard Pappalardo : Chacune des deux forces garde son identité avec côté informatique, une interface homme machine pour chaque culture. Le reste doit être mutualisé. On ne touche pas aux applications qui marchent et nous essayons de mener les prochaines applications de manière commune. Une IHM (Interface Homme Machine) différente se justifie car on travaille différemment entre les deux entités. Par exemple, le dépôt d’une plainte dans un commissariat de police ou dans une brigade de gendarmerie est traité différemment et c’est lié à la densité de la population à gérer par site. Pour mémoire, la police couvre 5 % du territoire et 50 % de la population, et traite les deux tiers des crimes et délits. De son côté, la gendarmerie couvre 95 % du territoire, et 50 % de la population et traite un tiers des crimes et délits.

CIO : Vous êtes gendarme, votre organisation n’aura-t-elle pas tendance à favoriser les choix issus de la Gendarmerie et de ses cadres ?

Bernard Pappalardo : C’était une crainte légitime exprimée par les policiers mais (…)

Source : CIO Managment

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