Polémique sur la friche de l’école de gendarmerie

Élisabeth Borne (à d.) et Véronique Schaaf-Lenoir, en début de semaine à la préfecture.

Élisabeth Borne (à d.) et Véronique Schaaf-Lenoir, en début de semaine à la préfecture.

La préfète a peu apprécié la sortie du maire sur la friche de l’école de gendarmerie. “ On ne va pas accepter l’idée que c’est notre faute ”, clame-t-elle.

Un numéro du magazine municipal daté du 15 juin consacrait une page un brin polémique à l’ancienne école de gendarmerie. En substance, la municipalité y faisait porter à l’État la responsabilité de la friche de l’ancienne caserne, fermée en septembre 2009, « un site fantôme » comme l’écrit le magazine.

La préfète a décidé de réagir, en s’étonnant d’abord de la méthode. « On a saisi M. Abelin en mai dernier en l’informant qu’on souhaitait que ce site soit reconverti, donc on est un peu surpris », nous expliquait-elle en début de semaine, en compagnie de la sous-préfète de Châtellerault Véronique Schaaf-Lenoir.

“ L’État ne peut pas céder pour l’euro symbolique ”

Élisabeth Borne refuse par ailleurs le procès fait à l’État : « On ne va pas accepter l’idée que c’est notre faute. Il est évident que l’État ne se satisfait pas qu’il y ait une friche au cœur de Châtellerault. Il y a deux solutions. : soit la ville souhaite exercer son droit de priorité pour acquérir le site, soit elle nous fait connaître son programme pour le faire revivre ». Mais selon la préfète, « ce n’est pas l’État qui va définir le projet ».
« Il y a eu par le passé un certain nombre de choses qui ont été envisagées qui, compte tenu des délais, n’ont pas été réalisés (comme l’implantation de Pôle Emploi NDLR), assure-t-elle. Chacun connaît l’état des finances publiques. Je ne suis pas sûre que la priorité à Châtellerault soit de bouger des services administratifs pour les installer à l’école. Est-ce qu’on y veut du logement ? De l’hébergement pour personnes âgées ? Des services pour les jeunes ? De la formation ? C’est ouvert ».
En tout état de cause, l’école ne sera pas bradée. « L’État ne peut pas céder pour l’euro symbolique. On doit aussi défendre les finances publiques. La ville se base sur un montant de cession de 10 M€ avec la réhabilitation derrière. Mais je n’ai pas de doute que si M. Abelin fait un programme, on lui cédera à un bon prix. C’est un terrain désaffecté, déclassé, il n’y a pas de problème de procédure. On peut le vendre dès demain matin ! ».
C’est peu ou prou le sens d’un nouveau courrier que la sous-préfète indique avoir adressé au maire au milieu de semaine !

Franck Bastard

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