Perros. La gendarmerie à cheval, quelle classe !

Pierre-Adrien Clin, garde républicain, et Aurélie Blaise, gendarme réserviste, partent pour une patrouille du côté de Trégastel.

Pierre-Adrien Clin, garde républicain, et Aurélie Blaise, gendarme réserviste, partent pour une patrouille du côté de Trégastel. | Ouest-France.

La garde montée a pris ses quartiers d’été à la pension équestre de Claire Salvi. Cavaliers et chevaux, en mission entre Perros et Trégastel, ne passent pas inaperçus.

Claire Salvi est ravie d’accueillir six nouveaux pensionnaires dans son centre équestre sur les hauteurs du port. Habitués au rythme de vie parisien, les chevaux semblent goûter ce petit bol d’air marin. Leurs cavaliers aussi.Ils sont six à sillonner le secteur de Perros et Trégastel cet été : deux gardes républicains, deux gendarmes et deux gendarmes réservistes. Ces quatre dernières sont des femmes.

Tous ont leur galop cinq (au minimum) et leur rôle est celui d’un gendarme. « Nous surveillons les quartiers, le littoral, nous assurons la sécurité routière, nous faisons de la prévention également… », indique Alban Dechaud, garde républicain. La seule différence vient du moyen de locomotion. « C’est sûr, sourit-il. Le contact avec la population n’est pas le même… » Perchés sur leur magnifique monture – bai foncé pour la Garde républicaine – ils remarquent des regards bienveillants, « les enfants osent s’approcher, les gens prennent des photos… »

Quant à Ricobert, Rayon, Vertige, Blao, Pépite et Varm’up, s’ils maîtrisent parfaitement l’environnement urbain, ils montrent apparemment un peu d’étonnement quand il leur arrivent de croiser des vaches…

Des patrouilles quotidiennes

Pour les gendarmes comme pour les chevaux, cette mission d’été est une parenthèse. Pas de tout repos quand même. « Chaque matin à 8 h, nous assurons la corvée », c’est le nom qu’ils donnent aux tâches habituelles auprès de leur monture : nettoyage des boxes, soins, brossage… Claire Salvi apprécie grandement d’ailleurs « l’endroit est toujours nickel », remarque-t-elle.

Après les missions sont réparties. « Nous patrouillons, par tranche de 3 h, en nous fixant un secteur. Aujourd’hui on va aller à l’île Renote, vérifier qu’il n’y a pas de camping sauvage. » En début de semaine, ils étaient sur le marché nocturne, « Nous observons, sans but précis, l’important c’est notre présence. »

De retour à la pension, les chevaux apprécient l’espace et le calme par rapport à leur quartier Carnot, dans le XIIe arrondissement de Paris. « Ici, les boxes sont plus grands et ils peuvent profiter des paddocks à deux pas », explique Pierre-Adrien Clin, l’autre garde républicain. Ils ont aussi une carrière à leur disposition pour se dégourdir les pattes, « nous travaillons tous les jours. Les chevaux doivent conserver une belle musculature », précise Alban Dechaud.La propriétaire des lieux semble apprécier la présence de ces hommes et de ces femmes qui ont selon elle « ont une vraie culture équestre ».

Source : Ouest-France

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