Pays de Quimperlé. Gendarmerie: Olivier Tourangin aux commandes

Le capitaine Olivier Tourangin, lors de sa prise de commandement, mercredi après-midi, place Charles de Gaulle.

Le capitaine Olivier Tourangin, lors de sa prise de commandement, mercredi après-midi, place Charles de Gaulle. | Ouest-France

En poste depuis le 1er août dernier, le capitaine Olivier Tourangin a, officiellement, pris le commandement de la compagnie de gendarmerie Quimperlé-Concarneau, mercredi après-midi, à Quimperlé. Il dirige une centaine de militaires.

« Une compagnie de gendarmerie, c’est comme une auberge espagnole. On y trouve ce que l’on apporte. Moi, je peux vous assurer, que j’y mettrai tout mon cœur. »

À bientôt 38 ans, Olivier Tourangin est le nouveau patron de la compagnie de gendarmerie des pays de Quimperlé-Concarneau. Il succède à Philippe de Laforcade, parti poursuivre sa carrière sous d’autres cieux.

Mercredi après-midi place de Gaulle, sous un crachin bien breton, s’est déroulée la cérémonie officielle de prise de commandement. Avec, face au capitaine Tourangin, une partie de ses hommes au garde à vous.

Quelques minutes plus tard, à l’abri dans le cloître de Sainte-Croix, il a dit qu’il voulait des gendarmes « au cœur du territoire, au cœur de la population, même si parfois elle ne nous porte pas toujours dans son cœur. »

« Des acteurs sociaux, des témoins »

Le nouveau capitaine attend de ses hommes qu’ils soient « présents vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Nous sommes des acteurs sociaux, des témoins. On voit le mieux et souvent le pire. Les gendarmes méritent le soutien de tous. »

Les gendarmes de la compagnie de Quimperlé-Concarneau, lors de la prise de commandement du capitaine Tourangin.
Les gendarmes de la compagnie de Quimperlé-Concarneau, lors de la prise de commandement du capitaine Tourangin. | Ouest-France

Notamment en ces périodes troublées avec les « contraintes liées au contexte terroriste ».

Olivier Tourangin a pris ses fonctions depuis le 1er août. « Je n’ai pas vu le temps passé. Désormais, mon jardin, c’est tout le territoire. Je m’approprie progressivement les lieux. Il fait bon vivre ici. C’est beau. »

Durant ce bon mois écoulé, il a déjà vécu deux festivals (Les Rias et Tomahawk), la manifestation de mardi et surtout une affaire criminelle à Névez.

Diverses personnalités, parmi lesquelles Sébastien Miossec, le président de Quimperlé communauté et maire de Riec-sur-Bélon (au premier plan) ont assisté à la cérémonie. Sous la pluie.
Diverses personnalités, parmi lesquelles Sébastien Miossec, le président de Quimperlé communauté et maire de Riec-sur-Bélon (au premier plan) ont assisté à la cérémonie. Sous la pluie. | Ouest-France

Avant cela, le colonel Richard Pégourié, « descendu » de Quimper, avait rappelé au capitaine Tourangin que « c’est un honneur et un défi de commander une si belle compagnie. Vous en êtes digne, au regard de votre CV et de votre parcours (1). C’est un défi, parce que vous commandez une centaine d’hommes, répartis dans trois communautés de brigades, dans une brigade de recherches et dans un PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie). »

Le colonel lui a dépeint, s’il en était besoin, un « vaste territoire, des portes de Quimper à celles de Lorient. Il n’y a pas que le bord de mer, mais aussi toute une partie rurale. On y trouve une vie économique dense, qui exige une surveillance quotidienne. »

Richard Pégourié a, également, passé un dernier message. « Je compte sur vous, pour maintenir l’ordre public quand il dérape un peu. C’est une tradition dans le Finistère… »

1 : élève de l’école des sous-officiers de la gendarmerie à Châtellerault ; escadron mobile de Mamers ; missions de maintien de l’ordre en Guadeloupe, Guyane et ex-Yougoslavie ; puis, il prend le commandement de la brigade de recherches de Brignoles ; avant de « faire » du renseignement au sein du groupement opération d’Ille-et-Vilaine.

Source : Ouest-France

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