Orchies : La petite histoire de la gendarmerie

DSC04697

Cela fait plus de deux siècles qu’Orchies accueille en son sein une unité de gendarmerie. C’est par décret du 29 août 1807, que Napoléon Ier, depuis sa résidence du palais de St-Cloud, met à la disposition du Préfet du Nord une portion des anciennes casernes d’Orchies pour héberger une gendarmerie. Situés d’ailleurs rue des Casernes, devenue après 1945 rue Gaston Leroy, plusieurs bâtiments serviront alors de logements et d’entrepôts pour la brigade à cheval. Pour se situer, c’était presque face à la rue Louis-Letellier, au niveau de l’actuelle résidence Anatole France. En fait, il s’agissait de locaux vétustes insalubres réservés à accueillir de nombreuses troupes de passage ou à des renforts ponctuels dans la ville avec une pièce étroite en guise de bureau. La suppression des écuries va permettre de créer un secrétariat. Il existait aussi trois cachots, tous noirs sans fenêtre, avec une grosse porte en bois. Un porche avec une enseigne arrondie, siglée gendarmerie nationale, désignait l’endroit.

Des logements plus décents rue Claude Jean en 1967

Un projet de création d’une nouvelle caserne et de logements décents vit le jour en 1960 en conseil municipal. Après de multiples démarches, les bâtiments furent inaugurés le 17 septembre 1967 par le maire Edmond Liégeois avec Emile Roger, député du Nord, et Albert Ricquier, conseiller général et maire de Beuvry. Après la visite des lieux en présence des autorités militaires, un cortège se forme avec peloton en armes et musique militaire depuis la nouvelle caserne jusqu’à la mairie.

Direction la rue de la Résistance en 1989

Au fil des ans, la population, les moyens de transport, les tâches administratives augmentent. L’effectif des militaires se renforce et les locaux sont trop petits. A quelques hectomètres, un nouveau bâtiment plus fonctionnel doté de plusieurs bureaux et d’un grand garage sont construits rue de la Résistance pour une entrée en service en 1989. Les militaires gardaient bien sûr les mêmes logements situés juste à côté en bordure de la rue de la Résistance, près de la rue Claude Jean, face au parking de l’hypermarché Leclerc actuel.

La caserne Pierre Andrégnette en 2012

Vu l’importance prise par la brigade territoriale autonome de la capitale de la Pévèle, Partenord a été sollicité avec un cahier des charges strict imposé par la direction générale de la Gendarmerie Nationale pour la construction de nouveaux bâtiments dans la zone de services publics, rue des Trois Bonniers Marins. Et un accord est conclu, la Gendarmerie va payer un loyer pour ces installations, les travaux commencent en octobre 2011. La caserne forte de 28 militaires entre en service public le lundi 23 mars 2012. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, l’inaugure le 18 mars 2013. Cette nouvelle gendarmerie avec 22 logements de type T2 à T6 pour les gendarmes et 5 studios pour les adjoints volontaires permet donc le maintien et le développement d’un service public de proximité pour un coût de 7 millions d’euros. L’espace administratif de l’ancienne caserne et les logements des militaires rue des Résistants, restructurés par le bailleur social Parténord avec la participation de l’Etat et du conseil départemental, accueillent aujourd’hui quinze logements locatifs.

Source : L’observateur

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.