On leur ordonne de retirer le drapeau français, elles s’insurgent: “Vive la France, merde !”

Anne-Marie et Arlette sont sommées de retirer le drapeau tricolore de leur balcon (photo d'illustration).

Anne-Marie et Arlette sont sommées de retirer le drapeau tricolore de leur balcon (photo d’illustration). – Xavier Léoty – AFP

Deux retraitées de Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes), ne décolèrent pas depuis que le syndic de leur immeuble leur a ordonné de retirer le (petit) drapeau français qui orne leur balcon, et qu’elles avaient placé en solidarité avec les victimes des attentats du 13 novembre. Le syndic a finalement reculé.

Hors de question de mettre au placard leur drapeau français. Anne-Marie et Arlette, deux habitantes de Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, ne décolèrent pas depuis que le syndic de leur immeuble leur a demandé par lettre, le 3 février, de retirer le drapeau tricolore qui pavoise leur balcon. Motif avancé : il ne respecte pas les règles de la copropriété et dénature la façade de cet immeuble de 30 logements. Leur étendard bleu blanc rouge n’a pourtant rien à voir avec un tifo de stade et ne couvre qu’une partie infime des petits balcons des deux retraitées, qui habitent quasiment l’une sur l’autre. “C’est un petit pavillon de 50 cm de long, qui pend le long de la rambarde, précise Anne-Marie” chez Jean-Jacques Bourdin. Il n’est même pas étalé, il est au suspendu au gré du vent”.

“Ce n’est pas parce que les semaines se sont écoulées qu’il faut oublier les victimes”

Et quand bien même… Anne-Marie et Arlette sont scandalisées qu’on leur fasse une telle demande, elles qui n’ont fait, dit-elle, que répondre à l’invitation de François Hollande après les attentats du 13 novembre et dans le cadre de l’hommage national aux victimes. Quand elle a reçu la lettre, Arlette a d’abord été “bouleversée”, confie-t-elle à RMC. “Et puis après j’étais en colère parce qu’on est fières de notre drapeau français et il n’y a aucune raison qu’on nous le fasse enlever”.

“Ce n’est pas parce que les semaines se sont écoulées qu’il faut oublier les personnes tuées ou blessées”, s’indigne également Anne-Marie. “Je ne supportes pas qu’un syndic donne un ordre comme ça. Je suis Française et je mourrais en France, et ça je ne l’accepte pas”.

“Nous avons envoyé une lettre à monsieur Valls”

Les deux femmes ont donc décidé d’écrire au Premier ministre pour leur faire part de leur indignation. “Nous avons envoyé une lettre à monsieur Valls, pour lui signaler les faits, avec photocopie de la lettre du syndic et photo de notre façade”, explique Arlette. Les deux retraitées, qui ont reçu le soutien de la mairie, n’ont en tout cas aucunement l’intention d’obéir à l’injonction du syndic. Leur drapeau continuera à flotter sur leur loggia. “C’est une façon de résister à ce qui se passe dans notre pays, à dénoncer les attentat et à montrer notre solidarité envers les victimes innocentes, déclare Arlette. C’est sûr je n’enlèverai pas mon drapeau ! J’en ai même commandé un autre. Je m’excuse, mais merde : vive la France !”.

Quelques minutes après le passage d’Arlette et d’Anne-Marie sur RMC, le président de leur syndic a finalement reconnu “une maladresse” et a reconnu aux deux dames le droit de conserver ce drapeau sur leur balcon.

Source : BFMTV

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