Oise : cinq gendarmes décorés pour leur traque des frères Kouachi

Beauvais, ce vendredi 22 mai. Les gendarmes décorés se sont distingués lors des recherches menées tous azimuts dans le sud-est du département après les attentats du 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo.
Beauvais, ce vendredi 22 mai. Les gendarmes décorés se sont distingués lors des recherches menées tous azimuts dans le sud-est du département après les attentats du 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo. (LP/D.L.)

Ils sont adjudant, maréchal des logis, colonel ou simple gendarme. Mais l’uniforme n’est pas leur seul point commun. Les 8 et 9 janvier, Marc Boget, Lilia Saugnier, Jacky Cappelle, Anne Sophie Payen et David Drocourt ont participé à une mission commune.

Sans doute la mission de leur carrière : la traque des frères Kouachi, achevée à Dammartin-en-Goële, à 300 m de la frontière administrative de l’Oise. Un engagement salué, ce vendredi, à la préfecture, où les cinq militaires ont reçu la médaille de la sécurité intérieure.

A leur niveau, tous ont contribué à localiser les terroristes, rechercher les renseignements ou organiser les soutiens logistiques. Comme David Drocourt, jeune gendarme de la brigade territoriale de Nanteuil-le-Haudouin. Au lendemain de l’attaque contre « Charlie Hebdo », ce dernier n’a pas hésité à engager sa patrouille aux devants de Chérif et Saïd Kouachi sur la commune de Montagny-Sainte-Félicité où les deux hommes venaient de braquer une automobiliste. Un acte courageux à l’image de ceux du major Jacky Cappelle, adjoint au commandant du PSIG de Senlis. « Les 8 et 9 janvier, il a participé à différents postes d’interception et de vérification dans un secteur très critique » insiste le préfet Emmanuel Berthier.

Les frères Kouachi ont pris une automobiliste en otage à Montagny-Sainte-Félicité

 


Les frères Kouachi ont pris une automobiliste… par leparisien

Dans un tout autre registre, l’adjudant Lilia Saugnier et le maréchal des logis chef Anne-Sophie Payen se sont elles aussi distinguées. La première en prenant à la tête de la cellule de crise mise en place au centre d’opération et de renseignements de la gendarmerie. la seconde en orientant, sur le terrain, les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (SDAT) et les militaires du GIGN.

« Ces hommes et ses femmes ont fait preuve d’un engagement sans faille, observe leur patron, le colonel Marc Boget lui aussi décoré pour sa conduite des manœuvres opérationnelles. Mais au total, ce sont 600 gendarmes qui ont travaillé sans relâche à cette traque. Et croyez-moi ce n’était pas simple. On recevait des appels de partout, les gens voyaient les suspects à Compiègne puis à Beauvais. Ces deux jours ont été très intenses. Jamais je n’avais donné des ordres avec autant d’appréhension »

Source : Le Parisien

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