Océan Indien Les conseillers généraux convoqués à la gendarmerie

Mayotte : Les conseillers généraux convoqués à la gendarmerie

Tous les conseillers généraux de Mayotte ont été convoqués à la gendarmerie de Mamoudzou lundi 17 juin pour les besoins d’une enquête sur l’utilisation des moyens mis à leur disposition en tant qu’élus.

Les révélations sur les affaires internes du Conseil Général de Mayotte et de ses membres continuent dans la presse locale. Selon Mayotte Orange, l’utilisation des matériels de la Collectivité comporte quelques irrégularités qui devraient alarmer les autorités judiciaires.
Dans son édition du lundi 17 janvier, ce quotidien en ligne a révélé que la vedette rapide qui est destinée aux traversées d’île en île des conseillers généraux est aussi utilisée par d’autres personnes comme « des cadres » de la collectivité ou des proches des conseillers. Il en est ainsi pour cette « épouse d’un élu qui se refuse à prendre la barge et préfère de loin la rapidité des traversées pour ramener les courses à la maison lorsque les emplettes sont finies. Et cela, plusieurs fois par jour », confie le journal.
Depuis avril dernier, le parquet a ouvert une information judiciaire suite à la parution d’articles du même genre et une plainte déposée « vraisemblablement par des élus de l’opposition », rappelle Malango Actualité. L’enquête a déjà conduit à la mise en examen du n°1 du Conseil Général, en la personne de Daniel Zaïdani.
La justice s’intéresse maintenant à l’utilisation des véhicules de fonctions mis à la disposition des conseillers de cette collectivité. Hier, les enquêteurs ont ainsi convoqué les 19 élus afin qu’ils s’expliquent sur le sujet.
Récemment, les élus de l’opposition ont confié que « l’ensemble des conseillers de la majorité dispose de voitures, de téléphones portables, de tablettes tactiles ». Pour ce qui est des moyens de transport, les avocats qui défendent Daniel Zaïdani ont déjà reconnu que« depuis la loi de décentralisation de 2004, les élus de la majorité ont tous un véhicule ». Ils assurent cependant qu’« il n’y a pas eu enrichissement personnel », des suppositions qui intriguent encore les chargés de l’enquête. Ces derniers disposent d’un an pour mener leurs investigations. Affaire à suivre donc.
Source : LINFO.RE

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