OBEIR AVEC SOUMISSION….OU GARDER LE CAP AVEC COURAGE ?

Le Docteur BERNARD Sylvain, fidèle lecteur de Profession-Gendarme.com nous adresse un billet que nous pouvons qualifier de “Coup de gueule Citoyen” dans la cadre de la Covide 19.

Après l’avoir lu avec attention, nous estimons qu’il était de notre devoir de partager avec vous ce “coup de gueule” salvateur et de la soumettre à votre juste appréciation. 

Il appartient à chacun de se faire sa propre opinion, dans la mesure ou cette opinion n’est pas influencée ou dictée par le matraquage actuel de certains “médias Mainstream” au service de l’oligarchie en place…

A cet effet permettez moi de vous rappeler une citation de Noam Chomsky ci-dessous :

Noam Chomsky

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Dr BERNARD Sylvain

OBEIR AVEC SOUMISSION….OU GARDER LE CAP AVEC COURAGE ?

 

Dr Vétérinaire, Hygiéniste, Dr en Microbiologie et Génétique Microbienne, actuellement consultant en gestion de crise et maitrise des risques sanitaires, j’ai dédié ma carrière à une mission : protéger la santé des populations.

Mon grand père était commissaire de police sous l’occupation. Combattant de l’ombre, torturé par l’occupant, il a participé à la libération de notre pays à son niveau en aidant entre autres les réseaux de résistance sans jamais les dévoiler. Par son exemple, il nous a enseigné le sens du respect de la mission au service de la protection de la collectivité. Dit autrement, c’est en gardant le cap des objectifs de sa mission qu’il a apporté sa contribution au sauvetage de la république. Nous avons aussi hérité de lui le respect de la mission de « gardien de la paix » de ce que nous appelons malheureusement aujourd’hui « les forces de l’ordre ».

Nous sommes aujourd’hui à la veille d’une crise économique et sociale unique où les forces de l’ordre seront de nouveau en première ligne et serviront une fois de plus de soupape de sécurité à un pouvoir incapable de définir un cap et de donner du sens à notre démocratie. Ayant moi-même joué le rôle de fusible lors de crises sanitaires précédentes, je crois pouvoir apprécier la position délicate où se situent les gendarmes actuellement, boucs émissaires des tensions et violences sociétales provoquées par les dérives de nombreuses années de gestion hasardeuse du pays.

J’ai lu avec admiration la plaidoirie du Général Soubelet, et je ne peux que m’inquiéter des dérives d’un état qui entretien la peur et la haine, haine contre les policiers et gendarmes, tout en montrant du doigt les écarts d’une poignée d’entre eux. Tout répréhensible que peuvent être certains écarts de comportements, comment peut-on exiger l’exemplarité quand l’état lui-même ne montre pas l’exemple, bafoue la constitution et se transforme en état de non droit ? L’exemple vient d’en haut, a-t-on coutume de dire. Les français rêvent d’une police et d’une gendarmerie rassurantes, dont la mission privilégierait la prévention et le contrôle, au sens anglo saxon du terme, « control » signifiant « maitrise ». Les français rêvent aussi d’un premier ministre pouvant déclarer « nous avons diminué la délinquance de 50% » ou « nous avons réduit le chômage de 20% », et non d’un ministre annonçant avec fierté « nous avons dressé 100 000 contraventions ». Avons-nous totalement perdu le sens des objectifs et de la responsabilité de l’état ?

Je comprends le désarroi des gendarmes incapables aujourd’hui de donner du sens à leur mission, face à l’absence de cap et de vision, autre que l’obéissance aveugle à des injonctions incohérentes sans autre but que de protéger quelques objectifs politiques et financiers privés, loin de la protection des populations, qui constitue l’objectif majeur de la profession.

Cavalier et dresseur de chevaux, fils d’un cavalier formé à l’école militaire, je compte plusieurs officiers de cavalerie dans les générations précédentes. Moi-même éduqué à la science équestre à l’école des chuchoteurs américains, j’ai appris et je vis au quotidien l’importance de la mise en confiance, de la cohérence des ordres, du sang froid, préalables à toute mise en mouvement de l’animal, quelque soit le caractère de l’animal et en toute circonstance. Je mets d’ailleurs à profit cet enseignement pour aider les humains à gérer leurs peurs. Le grand dresseur Hans Jürgen Neuhauser , capable de dresser en quelques heures des chevaux réputés indomptables, déclare : « tant que le cheval ne me suit pas partout sans contrainte, je ne commence pas le dressage », c’est-à-dire l’apprentissage des ordres permettant au cavalier de donner un cap en toute circonstance, même en situation de danger.

Combien de managers, officiers, cadres, sont-ils encore capables de donner un sens, entretenir la confiance, donner un cap cohérent, eux-mêmes soumis à des ordres surréalistes, et à des objectifs de chiffres dénués d’humanité, imposés par la bureaucratie ? Un gendarme me disait récemment : je préfèrerais protéger vos chevaux contre les délinquants responsables d’actes barbares que de perdre mon temps à verbaliser des jeunes et des « petites vieilles » qui mettent un masque de travers.

Il y a des dictatures qui s’imposent par la force voire par l’autorité naturelle d’un leader. Celle qui s’instaure insidieusement dans notre démocratie est la pire de toutes, car elle ne s’appuie sur aucune forme d’autorité naturelle ni autorité de compétence, mais sur la division de la population et le chantage financier : tu ne suis pas les ordres ou la pensée officielle, alors je te coupe les vivres, ou je te fais payer l’addition. Chantage aux finances publiques pour les mairies rebelles, chantage aux aides publiques qui maintiennent sous perfusion la plupart des médias, chantage à l’amende, chantage auprès des hôpitaux (le discours du professeur Raoult s’est curieusement ramolli ces derniers temps…)….. Je croyais naïvement que le chantage était une forme de délit….

Dans la tempête, le capitaine du vaisseau est-il celui qui maintien le cap avec courage en rassurant son équipage, ou celui qui met délibérément le bateau en travers en accusant l’équipage de ne pas faire son boulot ????

Qui sera capable dorénavant de protéger et de redonner courage à une population placée sous assistanat depuis de nombreuses années et écrasée par la peur ? Combien de temps faudra-t-il pour que « les singes redescendent de l’arbre », c’est-à-dire pour que chacun sorte de sa torpeur. Ce n’est plus une question d’opinion politique, philosophique ou religieuse. C’est une question de protection des principes mêmes d’une Constitution qui a forgé notre histoire. A chacun, l’heure venue, la soumission ou le maintien du cap.

Docteur BERNARD Sylvain

 

 

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