Nouvelle gendarmerie : enfin !

Défense – Armée – Événement

Une visite sur le chantier, où les travaux ont repris et vont s'accélérer à partir de la semaine prochaine. /Photo DDM
Une visite sur le chantier, où les travaux ont repris et vont s’accélérer à partir de la semaine prochaine. /Photo DDM

Le chantier de construction de la caserne de gendarmerie, route haute de Farrou, repart, après un long processus et un imbroglio juridique de sept ans. Hier, en mairie, l’événement a été marqué.

Enfin ! C’est le sentiment qui domine chez les différents acteurs du dossier de la construction de la nouvelle caserne de gendarmerie, route haute de Farrou. Le chantier qui reprend en ce début de septembre était arrêté depuis le mois d’août 2 008. Sept ans !

Aussi, hier, dans la salle d’honneur de la mairie, cette reprise a été saluée comme un événement. «Un dénouement d’intérêt public majeur pour notre territoire» a d’abord appuyé maire Serge Roques, après s’être félicité de «l’union sacrée qui avait prévalu entre l’État, par l’intermédiaire des sous-préfets successifs, les collectivités locales et la députée». Car, rien n’était joué d’avance. D’ailleurs, le repreneur, Patrick Holtzer, dont la ténacité et la persévérance ont été louées par tous, se chargera de le rappeler. «Le processus a été long, périlleux. Il fallait d’abord régler les problèmes juridiques et de propriété du foncier.» Un vrai parcours du combattant, qui a trouvé son épilogue le 17 juillet dernier avec les actes de vente des terrains signés par les 38 héritiers de la famille Albespy. «Car pas de foncier, pas de gendarmerie» a insisté Patrick Holtzer.

Il fallait aussi un nouvel engagement de la part de la direction de la gendarmerie. Une réunion au ministère de l’Intérieur, négociée par la députée Marie Lou -Marcel, a permis de trouver un accord sur le montant du loyer, la société Nephtis de Patrick Holtzer et de son associé Pierre Brouard (par ailleurs gérant de la SCI du Haut Farrou) louant l’ensemble de la construction à la gendarmerie.

«Tous ensemble, nous avons su nous mobiliser pour faire aboutir ce dossier» s’est félicitée hier Marie Lou Marcel. Même satisfaction, pour André At, au nom du président du conseil départemental. «C’est aujourd’hui la fin d’un long errement» a ajouté le sous-préfet, Éric Suzanne. Ou le début d’une renaissance, longtemps espérée et toujours en remise en question. Jusqu’à cet été.


Livraison en septembre 2 016

C’est au mois de septembre prochain que le chantier devrait être terminé et la gendarmerie livrée à l’autorité militaire. L’ensemble immobilier occupera une surface bâtie de 6 200 m² (4500 m² de logements (59) et 1 700 m² de locaux de service) sur une surface de 3,5 ha. Un véritable village avec six services de gendarmerie : brigade autonome, brigade de recherches, brigade motorisée, PSIG, police judiciaire et commandement de la compagnie. Par contre, il n’est plus question de brigade cynophile.

Une vingtaine d’entreprises, dont une quinzaine de Villefranche, va travailler sur ce chantier, d’un montant de 12 M€. «Nous avons eu la volonté de reprendre les entreprises qui avaient été pénalisées par la liquidation du premier projet» souligne Patrick Holtzer, propriétaire avec sa société d’une surface totale sur le site de 8,5 hectares. Que vont devenir les 5 hectares qui ne seront pas occupés par la caserne de gendarmerie ? «Pour le moment, il n’y a aucun projet établi» indique le promoteur. «Près d’une gendarmerie, implanter de l’habitat me semble naturel» note pour sa part le maire Serge Roques.

Source : La Dépêche

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