Nouveau suicide dans la police

Depuis le 1er janvier, six policiers ont mis fin à leurs jours. Dimanche, Jonas G., 46 ans et en arrêt maladie, s’est donné la mort à son domicile.

Depuis le début de l'année, six policiers se sont suicidés.

Ce dimanche 28 janvier 2018, le corps de Jonas G., 46 ans, gardien de la paix au commissariat de Noisy-le-Grand, a été retrouvé sans vie à son domicile. En consultant son compte Facebook, un policier en service a vu un message de Jonas, accompagné d’une photo de médicaments et d’alcool, disant « au revoir ». Arrivés dans son appartement, par la porte d’entrée laissée entrouverte, ses collègues ont découvert Jonas inconscient, allongé au sol, en plein milieu du studio. Ils ont alors procédé à un massage cardiaque en attendant l’arrivée des secours. Le Smur a également tenté de le réanimer, en vain. Son décès a été déclaré à midi. Le policier, affecté à l’accueil du commissariat de police de Noisy-le-Grand, était en arrêt maladie. Son arme se trouvait au commissariat.

« Il n’est plus admissible qu’un collègue en souffrance et déjà signalé reste sans réel suivi de nos autorités administratives. La souffrance au travail ne doit plus s’assimiler à l’isolement », estime le syndicat Unsa Police nationale de Seine-Saint-Denis, en alerte depuis des mois sur les situations de détresse au sein de ce commissariat, dont Le Point s’était fait l’écho en août dernier. « Il est important que les ressources humaines puissent s’assurer d’un suivi et d’un accompagnement meilleurs, surtout lorsqu’il concerne les personnes fragiles et déjà signalées », conclut un représentant.

Jonas avait fait savoir qu’il voulait quitter son poste à l’accueil, où il se trouvait isolé du reste du commissariat, pour rejoindre un service au contact d’autres collègues. Quant à sa vie privée, il était séparé de la mère de ses deux enfants, dont il n’avait pas la garde. Le mot écrit avant de passer à l’acte fera état de cette souffrance. Selon ses collègues, toute la chaîne hiérarchique, jusqu’au commissaire, avait connaissance de son mal-être au travail.

Depuis le 1er janvier, six policiers se sont suicidés. Parmi eux, un policier vivant en Moselle et dont la famille a annoncé une action en justice contre la hiérarchie. En 2017, 49 policiers et 16 gendarmes ont mis fin à leurs jours.

Source : Le Point

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L’Association Professionnelle Gendarmerie présente à sa famille et à ses collègues ses sincères condoléances

Six autres policiers et Un gendarme se sont suicidés en 2018

Le 1er janvier, ce sont deux policiers, affectés à Dunkerque et à Quimper qui s’étaient ôtés la vie.

Le lendemain, un policier affecté à la CRS 11 s’était lui aussi suicidé.

Le 19 janvier, un fonctionnaire de police de la brigade de nuit nantaise s’était donné la mort par pendaison.

Le 21 janvier, un policier de Saint-Avold s’était suicidé avec son arme de service.

Le 23 janvier,  Essonne : Un policier du commissariat d’Arpajon s’est donné la mort.

Le 22 janvier, Marseille : un gendarme se suicide en pleine séance de tir

 

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