NDDL. La ferme des 1 000 vaches s’invite à la gendarmerie de Blain

Manifestation de soutien ce mardi 8 septembre aux abords de la gendarmerie de Blain où trois personnes étaient entendues en qualité de témoin dans le cadre d'une manifestation dans la Somme, en 2 014.

Manifestation de soutien ce mardi 8 septembre aux abords de la gendarmerie de Blain où trois personnes étaient entendues en qualité de témoin dans le cadre d’une manifestation dans la Somme, en 2 014. | Ouest-France

Ce mardi, à l’appel du Collectif d’organisations agricoles opposées à l’aéroport, 80 « copains » sont venus soutenir trois des leurs convoqués chez les gendarmes.

Environ quatre-vingts personnes ont participé à ce rassemblement de soutien. Aucun incident à déplorer.

Mardi matin, deux hommes et une femme étaient convoqués à la gendarmerie de Blain pour s’expliquer sur des dégradations commises à l’occasion d’une manifestation en octobre 2014, contre la ferme-usine des 1 000 vaches, dans la Somme. Manifestation à laquelle avait participé un convoi de tracteurs parti de Loire-Atlantique.

 “Convoqués au titre de témoin”

« Ces convocations dix mois après les faits, pour des dégâts dont le montant s’élèverait à 700 €, et qui ne reposent sur aucun témoignage alors qu’une des trois personnes n’était même pas sur place, s’apparentent plus à une tentative d’intimidation du monde paysan opposé au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes », dénoncent Cyril Bouilgand, responsable de COPAIN44 (Collectif d’organisations agricoles opposées à l’aéroport), et Dominique Deniaud, président de la Confédération paysanne.

« Ils ont été convoqués au seul titre de témoins », confirme le lieutenant Joste, qui commande la brigade de gendarmerie de Blain.

“Mes seuls témoins sont mes vaches !”

Mickaël, de Notre-Dame-des-Landes et Jean-Louis de Saint-Omer-de-Blain, disent avoir été convoqués à la gendarmerie « parce que nos numéros de téléphone apparaissent sur le tract d’invitation à la manifestation ».

Quant à Sylvie, de Notre-Dame-des-Landes, elle affirme qu’elle n’était pas à la manifestation. « J’étaischez-moi. Mais mes seuls témoins sont mes vaches ! »

Source : Ouest-France

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