ND-des-Landes: vifs affrontements entre opposants et forces de l’ordre

Au moment de la charge sur le Chemin de Suez, un homme d'une soixantaine d'année est venu au contact des gendarmes et des journalistes, demandant un arrêt de l'intervention et des "destructions". "Nous avons travaillé pendant quatre mois sur ces terres, pendant tout l'hiver n'essayez pas d'avancer, prenez votre carrefour et faites ce que vous voulez de votre carrefour", a-t-il demandé en se mettant à genoux dans l'herbe devant gendarmes et caméras.

De vifs affrontements se sont déroulés lundi sur le site du projet d’aéroport contesté de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) après plusieurs mois de calme relatif, mais aucune opération d’évacuation n’avait débuté soulignaient les autorités qui indiquaient juste “rétablir la circulation”.

Trois gendarmes ont été blessés, dont l’un a été hospitalisé après avoir été atteint pas un cocktail Molotov, et au moins un opposant anti-aéroport a été pris en charge par les secours. Deux manifestants ont été interpellés, selon la préfecture.

Les heurts ont éclaté vers 07H00, non loin du carrefour de la Seaulce, l’habituel point de contrôle, central, que les forces de l’ordre occupaient jour et nuit depuis fin novembre. Elles s’en étaient retirées à la veille d’une manifestation pacifique qui s’est tenue samedi.

Les opposants affirment que les gendarmes ont voulu reprendre leur position habituelle sur ce carrefour.

De leur côté, la préfecture et les officiers de gendarmerie sur place déclarent que leurs hommes ont été pris à partie en début de matinée et qu’ils ont riposté. Selon un officier de gendarmerie sur place les opposants divisés en quatre groupes, les ont assaillis “50 de l’est, 50 du nord, 50 du sud et 200 à l’ouest”.

Effectuant plusieurs charges précédées de sommations, puis de tirs nourris de grenades lacrymogènes, les gendarmes ont essuyé des tirs de cailloux et de cocktail Molotov, ont constaté des journalistes de l’AFP.

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