Mort d’Adama Traoré : un rassemblement à Paris pour dénoncer un “mensonge d’État”

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Des centaines de personnes réunies pour réclamer justice pour Adama Traoré, sur le parvis de la Gare du Nord à Paris, samedi 13 octobre. / © Isabelle Audin – France 3 Paris – Île-de-France
Des centaines de personnes se sont rassemblées devant la Gare du Nord à Paris, ce samedi 13 octobre, pour dénoncer un « mensonge d’État » et un « déni de justice » qui exonère la responsabilité des gendarmes dans la mort d’Adama Traoré en 2016.
Des slogans comme « pas de justice, pas de paix » ou « tout le monde déteste la police » ont été scandés lors du rassemblement organisé par le collectif « La vérité pour Adama« .Plusieurs centaines de personnes étaient réunies devant la Gare du Nord à Paris pour dénoncer la publication d’une expertise qui exonère les gendarmes de la responsabilité de la mort d’Adama Traoré, 24 ans, lors de son interpellation dans le Val-d’Oise en juillet 2016.

Une expertise contestée par la famille

Un nouveau rapport médico-légal remis au mois de septembre 2018 et révélé par Le Monde, démontrerait que la mort du jeune homme n’est pas due à son interpellation musclée par les gendarmes.

Selon les experts, ce serait un « cercle vicieux » qui a conduit à l’asphyxie d’Adama Traoré qui avait tenté à deux reprises d’échapper aux forces de l’ordre. « Effort et stress intenses » seraient les principales causes de la mort de ce jeune homme de 24 ans, atteint par ailleurs de pathologies.

Capture d’écran 2018-10-14 à 19.12.47Dans l’article publié par Le Monde on peut lire : «Il était atteint d’un « trait drépanocytaire », pour lequel il avait été diagnostiqué, et d’une « sarcoïdose de stade 2 », dont il ignorait l’existence». Selon l’expertise, son pronostic vital était déjà engagé lors de son interpellation. À l’origine du décès : « une crise drépanocytaire aigüe avec syndrome thoracique ».

img_0104-3893402Le collectif La vérité pour Adama demande dénonce une expertise médicale disculpant les gendarmes dans la mort d’Adama Traoré en 2016. / © Isabelle Audin – France 3 Paris – Île-de-France

Deux plaintes contre les forces de l’ordre

En 2016, la famille d’Adama Traoré déposait deux plaintes contre les forces de l’ordre. La première de ces plaintes l’était pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Lors de son arrestation, le jeune homme avait été maintenu au sol sous « le poids des corps » de trois gendarmes, selon une source proche de l’enquête.

Cette technique destinée à le maîtriser pourrait, selon Me Yassine Bouzrou, avocat de la famille, être à l’origine du « syndrome asphyxique » constaté lors de deux autopsies.

Une deuxième plainte était déposée la même année par la famille qui accuse une gendarme de « faux en écritures publiques aggravés, dénonciation calomnieuse, modification de scène de crime ». La gendarme mise en cause dans la seconde plainte est accusée d’avoir noté à tort sur procès-verbal qu’Adama Traoré avait tenté de s’interposer à l’interpellation de son frère et commis des violences contre un gendarme.

Source : France TV Info

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