Mordu, un gendarme perd une phalange

Appelé pour un différend familial à Lamentin, un gendarme a été agressé par un ex-compagnon passablement énervé. Mordu à la main, le militaire a perdu une phalange.

Affaire particulièrement sordide pour un gendarme qui risque, aujourd’hui, « une infirmité permanente » après avoir perdu un bout de doigt. Tout débute dans la nuit de jeudi à vendredi, lors d’une intervention quasi banale pour une patrouille. Il n’est pas tout à fait 21 heures quand les deux militaires la composant sont sollicités afin mettre fin à un différend familial à Lamentin. Une femme, visiblement paniquée, vient de requérir cette intervention : devant son domicile, son ex-compagnon, pourtant sous le coup d’une décision de justice lui interdisant tout contact avec elle, est là. Passablement énervé, fortement agité et particulièrement menaçant.
Face à ce contexte déjà tendu et pouvant s’envenimer jusqu’à déraper en violences physiques, la patrouille a préféré interpeller l’homme histoire de le ramener à la brigade. C’est là, au retour de cette intervention, que le drame s’est produit : le furieux, loin de recouvrer son calme, se serait alors jeté sur un gendarme pour le mordre. Une morsure puissante puisqu’elle a sectionné net une phalange…
« Après avoir réussi à récupérer le bout de doigt, nous avons immédiatement évacué notre collègue vers le CHU de Pointe-à-Pitre. Malheureusement, la phalange manquante n’a pu être recousée à la main », nous a détaillé une source proche de l’enquête. Blessée en mission, la victime de coup de folie s’est vue délivrer, à l’issue de sa prise en charge médicale, une ITT (incapacité totale de travail) de 30 jours.

Source : France-Antilles

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