Monsieur Alain Dumait, Directeur L’Essor de la Gendarmerie, réagit au message de Mr Alain MARTINEZ, président de l’UNPRG.

Alain Dumait, directeur de l’Essor

Pour faire suite au message, adressé pour large diffusion au sein de l’UNPRG par son président Henri Martinez, Alain Dumait, directeur de  « l’Essor dans la gendarmerie »  fait part de ses observations par le même moyen.

Le général Brachet et les présidents d’honneur du Trèfle réagissent quand à eux sur leur site.

Profession-Gendarme publie pour vous les diverses réactions faisant suite à un article paru dans les colonnes de l’Essor et rapporté sous le titre “Le général Brachet rattrapé par le suicide d’un lieutenant en 2007″   à la suite d’un jugement du tribunal des pensions de Lyon relatant les dernières heures qui ont précédé le suicide en 2007 d’un lieutenant dans les locaux de l’escadron 11/7 à Bron (69).

Bonjour,

Pour information, voici la réponse faite par Alain Dumait, directeur de l’essor, au mail de M. Martinez le 1er Juillet 2013.

Cordialement, Mesdames et messieurs,

Le message envoyé le vendredi 28 juin (à 11:42) par le président Martinez à l’ensemble des présidents départementaux et administrateurs nationaux de l’UNPRG (en rappel ci-dessous), appelle de ma part les remarques suivantes :

1) La plus élémentaire des courtoisies, entre «partenaires», qui plus est liés par un contrat qui vient d’être renouvelé, aurait voulu que M. Martinez me fasse au moins destinataire de sa «mise au point»…

2) Cette courtoisie, selon moi élémentaire, m’a amené à communiquer, avant parution, le 18 juin, au général Brachet lui-même l’article dont il est question.

3) ce dernier, à ce jour, n’a pas souhaité réagir.

4) A réception de ce projet d’article, M. Martinez m’a téléphoné pour me demander de ne pas le faire paraitre. Ce que j’ai refusé, sur le double argument qu’il s’agissait d’une information publique, disponible au greffe de la Cour d’appel de Lyon, et que ma source, extérieure au dossier, ne manquerait pas de transmettre l’info à un autre support. M. Martinez m’a semblé comprendre.

Il m’a demandé alors de supprimer «au moins» le dernier paragraphe de ce projet, ainsi rédigé : ”Circonstance fâcheuse : le général qui a organisé ce tribunal improvisé et convoqué le lieutenant B, préside actuellement l’association des officiers de Gendarmerie « Le Trèfle »”.

Ce paragraphe a en effet été supprimé – comme il est facile de le vérifier – conformément à mon seul engagement pris auprès de M. Martinez au cours de cette conversation téléphonique. J’ajoute que ce paragraphe a été supprimé non pas tant pour faire plaisir à qui que ce soit, mais parce qu’il était malvenu. (Une règle de l’écriture journalistique est de ne jamais conclure un article en en commençant un nouveau…).

J’affirme que je ne me suis jamais engagé à ce que le nom du général n’apparaisse pas, tout comme le nom de l’association qu’il préside. Car c’était tout simplement impossible, de pousser aussi loin l’hypocrisie…

J’ai transmis au général Brachet un brouillon d’article ; les demandes de M. Martinez (mandaté par le général ?…) m’ont amené à le remanier…

5) Je soutiens que le traitement de cette affaire de la part de L’Essor a été aussi responsable et modéré que possible. Nous n’avons pas mis la photo du général Brachet, ni cité les attendus de la Cour, pourtant extrêmement sévères pour la hiérarchie de la Gendarmerie. Cette petite polémique inutile va simplement m’amener à publier sur le site de L’Essor l’arrêt de la Cour d’appel de Lyon in extenso. Nos lecteurs apprécieront. Car ce n’est pas cet article de L’Essor qui «met gravement en cause le Général Brachet», mais tout simplement un arrêt de Cour d’appel. Cela doit quand même être dit !

 6) Le message de M. Martinez m’apprend qu’il y aurait de « l’antipathie de la part de la DGGN et du monde officier vis à vis de L’Essor». Comme j’ai une impression exactement inverse, confortée par tous mes contacts au plus haut niveau, je vais être désormais plus attentif… Je me souviens d’un vieil adage : «on prête souvent à autrui les sentiments qu’on a soi-même»…

 7) M. Martinez est à l’évidence très désireux de maintenir de bonnes relations avec la DGGN et «le monde officier». Il a raison. Que ne garde-t-il quand même un peu d’empathie pour la veuve du lieutenant B….

 8) Dernière remarque : cet arrêt de la Cour d’appel n’aurait évidemment pas été publié au greffe le 11-06 si le service des pensions du ministère de la défense n’avait pas cru devoir faire appel d’une décision favorable à la veuve du lieutenant B. La sévérité des attendus de l’arrêt s’explique sans doute, pour une part, par l’exaspération de la Cour devant cette obstination-de-trop de la hiérarchie militaire, en l’occurrence gendarmique

 9) ultime observation : la commission de presse de l’UNPRG du 20 juin 2013 n’a émis aucune remarque sur cette page 6 du n° 459 de L’Essor, en cours de bouclage… Mesdames et messieurs, Je serai évidemment très attentif à toute observation.

 Au delà du caractère «particulier» de votre président, et des relations difficiles qui en résultent (comme c’était déjà le cas avec mes prédécesseurs), je saisis cette occasion pour vous redire que je souhaite avoir avec chacun d’entre vous les meilleurs relations, si possibles directes.

 Toute association durable connait des péripéties. Ce qui fait la force de la relation entre l’UNPRG et L’Essor, c’est qu’ensemble nous défendions la communauté des gendarmes. Toute la communauté de tous les gendarmes. Y compris ce lieutenant, poussé à bout, qui se suicide avec son arme de service dans les toilettes de son escadron. Et pas seulement les officiers généraux. Aussi superbes soient-ils.

 Votre dévoué, Alain Dumait Directeur L’Essor de la Gendarmerie 9, rue Bleue 75009 – Paris alain.dumait@lessor.org tel. : 01 40 36 44 64 www.lessor.org

Profession-Gendarme constate que son analyse des faits est identique à celle de Monsieur DUMAIT dans son message.

Le Général BRACHET quand à lui s’exprime sur le site du Trèfle puis  il est soutenu par ses présidents d’honneur les Généraux d’armée (2s) Pierre Jean Jacquet, André Lorant et Jean Marc Denizot  :      


Réaction du Président du Trèfle à l’article publié dans l’Essor

La revue l’Essor vient de publier un article non signé portant le titre :  » Le général BRACHET « rattrapé » par le suicide d’un lieutenant de gendarmerie, en 2007″.

Ce texte largement sujet à caution est repris par plusieurs sites internet où des énervés s’emploient à copier des informations erronées en faisant fi de la réalité des faits. Leur audience ne tient qu’à l’outrance que goûtent les esprits faibles. Ces sites peuvent ainsi être les bras armés d’une vile manipulation sans même qu’ils en aient conscience, C’est un des aspects négatifs de l’univers d’Internet sauf pour ceux qui s’emploient à faire de la désinformation. Le lien que l’on cherche à tisser entre cette pénible affaire et mes fonctions actuelles de président du TREFLE montre que l’exploitation de ce drame n’est qu’un prétexte pour tenter de m’affaiblir vis à vis de la communauté gendarmerie. Aussi, j’entends exercer a minima un droit de réponse dans la revue de L’Essor puisqu’il est l’initiateur de ce « mini buzz ». Pour ceux qui, tentés par la surenchère, prétendraient que je suis responsable de la mort de l’officier, je fais confiance à la justice.

L’UNPRG qui a conclu un partenariat avec l’Essor pour son expression n’est pas impliquée dans cette parution et je suis en contact permanent avec son président.

Je ne sais pas par quoi je suis « rattrapé » mais ma détermination à défendre la gendarmerie et ses officiers ne s’en trouve que renforcée.

Général de corps d’armée (2s) Christian BRACHET.

Les présidents d’ honneur du Trèfle répliquent à l’article de l’Essor

 ETHIQUE ET DEONTOLOGIE…OU POLITIQUE DU CHIFFRE ?                                                            

                                                                             

 

 

Tout au long de nos nombreuses années à la direction générale puis, pour finir, à l’inspection générale des armées, nous avons vécu beaucoup de situations conflictuelles avec le journal L’ESSOR. Son rédacteur en chef de l’époque, en veine de confidences, fit un jour l’aveu, à l’un d’entre nous, que les bons points pour le commandement n’étaient pas vendables, au contraire des prétendues maltraitances subies par un personnel soumis à l’autorité aveugle et despotique de chefs davantage soucieux d’ambition de carrière que de bien-être de leurs subordonnés !

 

Dans son numéro 459 de juillet 2013, cette publication s’est toutefois, à notre sens, surpassée. Sous le titre accrocheur « Le général Brachet « rattrapé » par le suicide d’un lieutenant de gendarmerie en 2007 », l’auteur n’hésite pas à établir un lien de cause à effet entre une enquête de commandement prescrite, comme il lui appartenait de le faire, par le commandant de région de gendarmerie et le suicide, certes regrettable, de l’officier concerné, partant du simple fait que la Cour régionale des pensions de Lyon avait reconnu l’imputabilité au service de ce suicide. Jusqu’à un entrefilet qui précise, en caractères gras,  que « tout finit par se savoir » !

 

Sur le fond, l’auteur feint d’ignorer – à moins qu’il n’ignore vraiment, faisons-lui alors ce crédit – que le fait d’imputer un suicide au service ne saurait conduire à  incriminer, ipso facto, la responsabilité du commandement. Mais cela le soucie-t-il vraiment ? L’essentiel est ailleurs !

Sur la forme ou la présentation, le journal L’ESSOR, autoproclamé « premier journal indépendant de la gendarmerie » et organe d’expression officiel de l’UNPRG, association au demeurant parfaitement respectable, a cru bon de mettre en cause sans réserve le président en exercice d’une autre association de la gendarmerie, en exhumant des faits datés de plus de cinq ans pour  tenter de jeter l’opprobre sur un officier général dans un scoop qui n’en est, en réalité, pas un ! En quoi, en effet, le général Brachet est-il rattrapé par le passé ? Que va-t-on finir par savoir ? Cette attaque sent fort le caniveau : elle est singulièrement malsaine et ne contribue guère à donner une  image flatteuse du journalisme, dont la mission est tout autre, pas plus, par ricochet, qu’à renforcer le prestige de la gendarmerie et le crédit de nos associations. Mais l’information à défaut d’être fondée, est assurément alléchante et, en l’occurrence, c’est bien ce qui compte, en définitive…

 

Alors, éthique et déontologie…ou politique du chiffre?

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