Monchecourt : l’un se rebelle, l’autre menace d’incendier la gendarmerie

Deux jeunes hommes prévenus d’outrage et rébellion et de menaces ont été jugés au tribunal de Douai.

Les deux jeunes homme ont été condamnés à 105 heures de travail d’intérêt général par le tribunal correctionnel de Douai.  PHOTO JOHAN BEN AZZOUZVDNPQR

Les deux jeunes homme ont été condamnés à 105 heures de travail d’intérêt général par le tribunal correctionnel de Douai. PHOTO JOHAN BEN AZZOUZ

Le 20 septembre dernier, les gendarmes interviennent à Monchecourt pour faire cesser un tapage nocturne. Vers 0 h 35, ils se trouvent face à un groupe d’une dizaine d’individus hostiles et alcoolisés. La situation se durcit. Une seconde patrouille arrive en renfort. Un meneur est isolé, certains commencent à entourer les véhicules des forces de l’ordre. C.C., 26 ans, est interpellé en dépit d’une résistance active qu’on peut considérer comme de la rébellion.

Puis il s’adresse aux forces de l’ordre en utilisant des propos pas très poétiques. Son camarade A.S., 18 ans, intervient en sa faveur, ordonnant aux gendarmes de le libérer sur le champ avec une condition unilatérale : « Si vous ne relâchez pas mon copain, je mets le feu à la gendarmerie ! » Finalement, force reste à la loi qui renvoie les deux trublions devant le tribunal correctionnel.

« J’avais bu, je ne savais plus ce que je faisais » lance C.C. à la présidente Agnès Talon. « Pensez-vous que c’est une explication ? » lui demande-t-elle en retour. « Oui ! Je me suis opposé parce qu’il (le meneur) n’avait rien fait. » Quant à A. S. : « Je me rappelle plus, c’était une soirée comme ça, j’étais plein », tente-t-il d’argumenter avec un haussement d’épaules.

Me Alain Reisenthel indique que son client, C.C., avait trop attendu. Les autres se sont enfuis les premiers. « Il s’est retrouvé plaqué, trouvant la situation injuste, et, en réaction, a proféré les vilains mots. »

Me Alban Deberdt a mis en avant qu’A.S. n’est pas le meneur. Ayant subi l’effet de groupe, il n’a pas mesuré l’effet de ses menaces. L’avocat avance que désormais, son client démontre une réelle volonté de s’insérer.

Conformément aux réquisitions de la substitut du procureur de la République Carole Pautrel, le tribunal a condamné C.C. et A.S. à une peine de 105 heures de travail d’intérêt général.

Source : La Voix du Nord

 

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