Meuse – Contrôles Sécurité routière : la gendarmerie quadrille le terrain

Avec celle, ici, à Ligny-en-Barrois, dix-huit patrouilles ont été mobilisées pour des contrôles routiers, durant deux heures, ce lundi matin.  Photo F.-X. G.

Avec celle, ici, à Ligny-en-Barrois, dix-huit patrouilles ont été mobilisées pour des contrôles routiers, durant deux heures, ce lundi matin. Photo F.-X. G.

Les gyrophares allumés, la sirène déclenchée : dans une rue de Ligny-en-Barrois, la voiture banalisée fait soudainement demi-tour. Le capitaine Bruche, commandant de l’EDSR (Escadron départemental de la sécurité routière), qui la conduit, a vu que le chauffeur du poids lourd croisé était en train de converser au portable. Le camion est rattrapé quelques centaines de mètres plus loin, le routier ne peut pas contester la faute. Elle va lui coûter trois points sur son permis de conduire et une amende de 135 €, minorée à 90 € s’il paie rapidement. Un peu auparavant, c’était à un homme au volant d’une camionnette de subir le même sort. Plus tôt, deux automobilistes avaient été verbalisés coup sur coup pour ne pas s’être arrêtés au stop.

Dix-huit patrouilles engagées un peu partout dans le département, six de l’EDSR et les autres des brigades locales, soit un total de 46 gendarmes mobilisés : le groupement de gendarmerie avait choisi ce lundi matin pour mener, de 8 h à 10 h, une grosse opération de contrôles, avec une attention toute particulière portée à aux infractions liées au non-port de la ceinture et à l’usage du téléphone au volant.

« Ce ne sont pas des préoccupations purement meusiennes. Pour la région Grand Est, l’an passé, un mort sur la route sur cinq n’avait pas mis sa ceinture », rappelle le capitaine Bruche. « En Meuse, il s’agit d’un gros problème, ils étaient 37,5 %. Tous avaient plus de 60 ans. C’est pour ça qu’on organise des actions de sensibilisation à destination des seniors. » En 2016, 935 infractions pour défaut de ceinture de sécurité ont été enregistrées (+0,75 %). Et 148 depuis début janvier, correspondant à une hausse de 75 % par rapport à la même période un an plus tôt.

Pour ce qui concerne ce qu’on appelle les « distracteurs de vigilance », avec 1.632 procès verbaux en 2015, l’accroissement atteint 21 % sur douze mois. Avec les 227 comptabilisés depuis le début de l’année, c’est un bond de 80 % à un stade identique en comparaison à 2016. Impossible de quantifier l’impact sur l’accidentologie, mais quand on sait que tous ses indicateurs se trouvent en progression…

F.-X. G.

Source : L’Est Républicain

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