Meurtres de deux professeurs dans les Hautes-Pyrénées : le tueur toujours en fuite en Espagne

©PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/NATHALIE SAINT-AFFRE ; TOULOUSE ; 05/07/2022 ; DDM- NATHALIE SAINT AFFRE LA MAISON DE GABRIEL FOURMIGUE OU IL A ETE TUE ET LE CHEMIN OU ON A RETROUVE AURELIE PARDON ASSASSINES HIER A POUYASTRUC MEURTRE HOMICIDE

L’ex-compagnon d’Aurélie Pardon, activement recherché par la gendarmerie depuis le doublemeurtre commis à Pouyastruc dans les Hautes-Pyrénées, et dont il est désormais le principal suspect, aurait été repéré par les forces de l’ordre espagnoles près de Jaca, dans la province d’Aragon, où il est susceptible de s’être enfui.

Rebondissement majeur dans l’affaire du double homicide de Pouyastruc, dans les Hautes-Pyrénées. L’ex-conjoint et père des deux enfants d’Aurélie Pardon, professeure de français au collège Desaix à Tarbes, – mortellement blessée par arme à feu lundi 4 juillet alors qu’elle se trouvait au domicile de son collègue Gabriel Fourmigué, également froidement abattu – est soupçonné d’être l’auteur du crime et d’avoir fui en Espagne.

Selon nos confrères du quotidien aragonais Heraldo, Cédric Tauleygne, ancien réserviste de la gendarmerie âgé de 34 ans, décrit comme ayant une grande expérience du survivalisme, aurait été repéré près de Jaca dans la province d’Aragon, à plus deux heures et demie de route de Pouyastruc.

Cédric Tauleygne, suspect n°1.
Cédric Tauleygne, suspect n°1. DR

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Sa moto localisée

« La Guardia Civil et la Gendarmerie ratissent le rocher d’Oroel et ses environs, près de Jaca, sur la piste de l’auteur présumé du crime, qui a fui les lieux et a pu franchir la frontière » précise le média, avant d’ajouter que la moto sur laquelle il a pris la fuite lundi soir a été localisée dans la région de Peña Oroel. Néanmoins, l’homme n’a toujours pas été intercepté, et les recherches se concentrent désormais de l’autre côté de la frontière, en collaboration avec les forces de l’ordre locales.

Lundi en début de soirée, une femme du voisinage a remarqué les intrigantes allées et venues d’un homme à moto aux abords du domicile de son voisin Gabriel le soir des faits, avant de le voir prendre la fuite et de découvrir Aurélie Pardon, grièvement blessée au sol. Dès lors, cet homme à la moto a été traqué sans relâche par les gendarmes, qui ont déclenché le plan Epervier dès les premières minutes des investigations pour tenter de l’intercepter, et a habité toutes les conversations des villageois depuis.
La jalousie pour mobile ?

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Si le procureur des Hautes-Pyrénées Pierre Aurignac s’est refusé à commenter les liens qui unissaient Aurélie Pardon et Gabriel Fourmigué depuis le début de l’affaire, afin de préserver le secret de l’enquête et l’opération de recherches confiée au groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées appuyé par la Section de recherches de Toulouse, la piste du conflit sentimental se profile chaque jour un peu plus.

Selon nos informations, Aurélie Pardon et Cédric Tauleyne étaient en instance de séparation. Et lorsque gendarmes et secouristes sont intervenus le soir du drame au domicile du professeur d’Eps, les victimes étaient toutes deux dénudées. Lui, inanimé dans sa douche, elle, gisant au sol à plusieurs dizaines de mètres du domicile de Gabriel, comme si elle avait tenté de fuir son meurtrier coûte que coûte.

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Un village sous le choc

Depuis le début de l’affaire, les habitants de Pouyastruc ont du mal à réaliser que leur petit village d’environ 700 âmes soit devenu le théâtre d’une si sombre affaire judiciaire.

Tous pleurent « Gaby », ce « super gars qui ne méritait pas ça. » Au collège Desaix à Tarbes où Aurélie enseignait le français, et Gabriel l’éducation physique et sportive, c’est l’effroi et la consternation.

Désormais, tous attendent des explications et l’arrestation rapide du principal suspect.

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Source : La Dépêche

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