Meurtre de Guilligomarc’h. Le mari plaide le coup de folie

Un Landernéen répond, depuis hier d’assassinat devant la cour d’assises, à Quimper. Accusé d’avoir tué sa femme en 2010 à Guilligomarc’h, il plaide le coup de folie.

 

Palais de JUstice de Quimper

« Le divorce, je ne l’accepterai jamais… Quand on se marie, c’est pour la vie ». Dans le box, un Landernéen âgé de 41 ans répond, depuis hier matin, de l’assassinat de sa femme. Le 5 septembre 2010, l’homme qui raccompagnait ses enfants dans le cadre de la garde alternée, avait tiré à cinq reprises sur son épouse. Un drame passionnel, survenu un an après la demande de divorce formulée par Eleina Thomsen. L’affaire avait mis en émoi la petite commune de Guilligomarc’h où le couple s’était installé sept ans plus tôt. De retour d’Islande où la Danoise et le Breton s’étaient rencontrés, avant de donner naissance à deux enfants. L’accusé n’avait pas supporté la séparation. « Ma vie était centrée sur ma famille et mon travail. C’était me planter un coup de couteau dans le dos », s’est-il exprimé, très ému. Deux jours avant les faits, l’homme avait appris la nouvelle liaison de son épouse, de la bouche de sa fille. « Il avait l’air triste », est venu déclarer l’un de ses oncles qui l’avait croisé quelques heures avant l’irréparable.

Il venait de charger l’arme

Au terme du week-end passé avec ses enfants, il avait quitté Landerneau vers 17 h, ce dimanche de septembre. Direction le Sud-Finistère. Plus d’une heure de route pour ressasser les paroles de sa fille. Il s’était arrêté à l’entrée de la commune pour charger l’arme de six balles et placer neuf autres projectiles dans sa poche. Sa femme lui refusant de rencontrer son nouveau compagnon, il s’était emparé de l’arme. En tentant de se mettre à l’abri dans le pavillon, Eleina Thomsen avait reçu une première série de trois balles dans le flanc. « Elle était inconsciente en tombant », décrivent les médecins légistes. Le premier coup de feu avait été létal, touchant l’artère aorte à la sortie du coeur.

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