Meurtre d’Arthur Noyer : Nordahl Lelandais reconnaît avoir pris le caporal en stop

7598718_c91b542e-236d-11e8-b5d3-36e04914b2c5-1_1000x625Nordahl Lelandais a reconnu avoir pris en stop Arthur Noyer, disparu en avril dernier à Chambéry. DR

Le jeune homme avait disparu dans la région de Chambéry en avril 2017.

L’enquête progresse dans l’affaire de l’assassinat d’Arthur Noyer. Nordahl Lelandais, qui a reconnu son implication dans la mort de la jeune Maëlys, a avoué avoir pris le caporal en stop le soir de sa disparition, selon des sources proches du dossier, confirmant des informations de BFMTV et RTL.

Il affirme l’avoir « déposé un peu plus loin ». Cet aveu a été fait devant la juge d’instruction de Chambéry chargée de l’affaire lors de son audition le 5 février.

L’avocat des parents Noyer, Me Bernard Boulloud, a déclaré à l’AFP qu’il « ne commentait que les informations données par la justice » et que ni ses clients ni lui-même « ne souhaitaient s’exprimer pour l’instant ».

 

Arthur Noyer, 23 ans, s’était volatilisé dans la nuit du 11 au 12 avril 2017 après une soirée en boîte de nuit dans le centre de Chambéry (Savoie) avec des amis. Il avait alors fait du stop pour regagner sa caserne, située à quelques kilomètres de là. Des restes du crâne du jeune caporal du 13e BCA avaient été retrouvés en septembre par un randonneur en Savoie, au col de Marocaz.

LIRE AUSSI >Nordahl Lelandais : ces autres dossiers qui intéressent la justice

Nordahl Lelandais a été mis en examen dans l’affaire Noyer en décembre. Le parquet s’appuie sur des « indices graves et concordants » fournis par le bornage du téléphone du suspect et la présence de son véhicule sur les lieux de la disparition du militaire. Les téléphones portables de Lelandais et d’Arthur Noyer avaient déclenché plusieurs bornes relais en même temps, jusqu’à une zone proche du lieu où ont été retrouvés les restes de la victime.

Le 18 février, soit 4 jours après que Nordahl Lelandais a avoué avoir tué « involontairement » la petite Maëlys, acculé par des éléments matériels accablants (une goutte de sang dans le coffre de sa voiture qu’il a récurée), les parents d’Arthur Noyer avaient lancé un appel via Facebook au mis en cause pour lui réclamer la vérité sur sa mort.

« Durant huit mois, nous avons vécu un enfer, l’angoisse, la peur, l’espoir, le désespoir… Votre silence y est pour beaucoup », avaient-ils écrit. Mais leur espoir d’une hypothétique collaboration de Nordahl Lelandais semblait faible : « Puisque vous ne daignez avouer qu’acculé à la preuve déterminante, nous laisserons le dossier Arthur parler avant vous ».

Source : Le Parisien

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.