MEDIAPART, contre-pouvoir ou contre le pouvoir ?

Le 25 avril 2013 j’avais publié un article intitulé “Les chiffres biaisés de la délinquance”  visible ICI

Profession-Gendarme.com vous propose quelques extraits caractéristiques de cet article paru dans Médiapart. Pour le lire dans sa totalité suivre ce lien ICI ou un fin de texte.

 

Ouvrir un blog sur MEDIAPART n’est pas un choix neutre. De toute façon, la neutralité n’est pas une couleur politique. C’est une valeur morale indéfendable.

Aujourd’hui où les remugles du péril brun remontent de la fange populaire, MEDIAPART va devoir répondre à cette question.

La question de l’engagement politique, au-delà d’une neutralité de bon teint qui électrise les instincts grégaires, ce bon ton qui neutralise les neurones des activistes populistes,  remue le fond de la mare aux canards, des canards déchaînés !

Informer est un devoir. Eduquer est une priorité. Les médias ont disséminé une culture facilement accessible, immédiate et fugace, un scandale chassant l’autre, dans une jungle politique jonchée de cadavres.

Les autres journaux avaient dissimulé la honte de la République, faisant ainsi le lit du populisme actuel, toute cette lie qui colle au fond de la coupe d’austérité qui nous est offerte à boire.

L’honnêteté devient l’offertoire de l’élu qui se doit d’être irréprochable. Le pourboire de la feuille d’impôts dévoilée ne suffira pas à étancher la soif d’un peuple avide de revanche. La coupe que le pouvoir lui tend contient un liquide trop saumâtre, la soupe du pauvre.

 

Bref, de la  responsabilité des médias politiques, sociologiques et didactiques sur l’effondrement de l’image gouvernementale, malgré des réformes en cours courageuses et révolutionnaires sur le plan culturel.

J’en veux pour exemple un cas concret.

La politique du chiffre a été condamnée explicitement et officiellement par le nouveau ministre de l’intérieur. Mais  la “maison-poulaga” reste en contradiction apparente avec la volonté ministérielle de “casser” le “nombre-ilisme” ambiant,  contradiction qui crée le doute sur la rupture ministérielle avec l’exercice des je(ux) et zones d’ombre de la période antérieure.

Rompant le pacte des carriéristes, des preneurs de “shiteux”, des chasseurs de “sans-papier”, le ministère de l’intérieur a destabilisé une hiérarchie policière, infantilisée par ses prédécesseurs. Celle-ci, trompant son nouveau maître,  continue de reproduire mécaniquement une culture policière qui la sécurise mais insécurise le bon peuple et jette le discrédit sur la volonté ministérielle maintes fois affirmée de vouloir changer cette politique du chiffre, car elle est définitivement stérile et… profondément débile !

Rien n’est jamais simple. Et les apparences sont toujours trompeuses.

 [Les chiffres “biaisés” de la délinquance – Site France-Info.fr]

 

ET QUI EST JEAN-HUGUES MATELLY  ? Rappelez-vous…

Le gendarme Jean-Hugues Matelly, radié en 2010, promu au 1er janvier 2013 [Site La Croix.com]

Radié sous Nicolas Sarkozy pour manquement à son obligation de réserve, le gendarme a été promu au 1er janvier par un décret de François Hollande.

(MIGUEL MEDINA / AFP)

Jean-Hugues Matelly, ici en 2010, promu lieutenant-colonel au 1er janvier.

Avec cet article

C’est la drôle d’histoire d’un gendarme déchu par un décret présidentiel et promu par un autre, une alternance plus tard.

La polémique avait débuté en mars 2010 quand, décision exceptionnelle, le chef d’escadron de la région Picardie Jean-Hugues Matelly avait été radié des cadres par décret du président de la République Nicolas Sarkozy pour « manquement grave » à son obligation de réserve.

Il lui était reproché de s’être exprimé dans la presse fin 2008 en tant que chercheur du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et d’avoir critiqué le rapprochement police-gendarmerie au sein du ministère de l’intérieur, effectif depuis 2009, qui suscitait des inquiétudes parmi les gendarmes.

Un combat pour « la liberté d’expression »

L’officier de gendarmerie avait alors été soutenu par l’association Gendarmes et Citoyens, qu’il avait cofondée. Dans un communiqué, cette association amie s’était élevée « contre cette sanction particulièrement lourde et disproportionnée ». Mais il avait aussi reçu le soutien d’Alain Bauer, conseiller de Nicolas Sarkozy à l’époque. Dans un livre publié fin 2010, Jean-Hugues Matelly s’était à son tour défendu, revendiquant d’avoir agi pour que les gendarmes, qui n’ont pas le droit de se syndiquer, aient un espace de « liberté d’expression ».

En 2011, premier rebondissement, Jean-Hugues Matelly, qui avait déposé un référé devant le Conseil d’État pour protester contre sa radiation, obtient gain de cause en justice. En janvier, le Conseil d’État a en effet reconnu la faute mais jugé la sanction « manifestement excessive », enjoignant la gendarmerie de le réintégrer.

Promu lieutenant-colonel

De nouveau officier, Jean-Hugues Matelly se retrouve en poste à la direction de la gendarmerie, comme chef de la section ingénierie et pilotage en matière de formation. Toujours officiellement chercheur associé au CNRS, il ne mène cependant plus de travaux de recherche et ne s’exprime plus dans les médias.

Janvier 2013, deuxième rebondissement. À 47 ans, le voilà promu désormais lieutenant-colonel. Le nom de Jean-Hugues Matelly figure en effet parmi ceux des chefs d’escadron de gendarmerie promus au grade de lieutenant-colonel par un décret du président de la République en date du 28 décembre, publié dimanche au Journal officiel.

N. B. (avec la-croix.com)

 

matelly.jpg

MouhannaMatellyXL.jpg

Source : MEDIAPART

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *