Maire et adjoint condamnés pour outrage à gendarme

Dans cette commune touristique du marais mouillé, la brigade de gendarmerie à cheval patrouille régulièrement. – (Photo archives NR, Jean-André Boutier)

Au Vanneau, en plein été, des édiles ont une altercation avec un gendarme qui demande à des octogénaires de quitter un banc. Ils ont été condamnés.

Le maire du Vanneau-Irleau, Robert Gousseau, et son premier adjoint, Jean-Claude Bourdeau, ont été condamnés hier matin par le tribunal correctionnel de Niort à 500 € d’amende chacun pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Ce jugement venait en délibéré d’un procès qui s’est déroulé le 8 décembre dernier. Les deux édiles ont été solidairement condamnés à payer 500 € au gendarme afin de réparer son préjudice moral. Ils devront également s’acquitter de ses frais de justice, soit 600 €. Le conseiller municipal Patrick Morin, quant à lui, a été relaxé. Le 26 juillet 2014 une altercation avait opposé les trois élus de cette commune du Marais poitevin à la brigade équestre de la gendarmerie. Alors que l’une des cavalières demande à deux personnes âgées de quitter un banc à l’ombre d’un saule afin de laisser les chevaux « récupérer » quelques instants, le maire de la commune aurait alors asséné au gendarme la phrase suivante : « Ici c’est chez nous. Restez chez vous, foutez le camp d’ici ». Durant le procès, le même maire, défendu par Me Borel (du barreau de Vendée), avait affirmé qu’il ne se souvenait pas des mots exacts qu’il avait prononcés. Dans cette affaire, Me Rey (du barreau des Deux-Sèvres) défendait le gendarme de la brigade équestre.

Source : La Nouvelle République

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