L’Union. Police scientifique à la gendarmerie

Déjà onze personnes spécialement formées aux méthodes d'enquête de la police scientifique./Photo DDM

La délinquance en hausse ? Selon le rapport dévoilé fin janvier par la préfecture, la délinquance a augmenté l’an passé de 0,68 % dans le département, avec de fortes disparités entre le milieu urbain et les zones rurales. La délinquance a augmenté de 4,5 % en zone gendarmerie, un chiffre à ponctuer avec la hausse démographique dans ces zones : atteintes volontaires à l’intégrité physique (en particulier les violences familiales) en hausse, mais au chapitre des bonnes nouvelles, les atteintes aux biens, les cambriolages et les vols à la roulotte stagnent, les violences urbaines chutent de 20 % comme les infractions économiques.

 

Comment réagissent les enquêteurs de gendarmerie ? Le lieutenant Inès Rommel, commandant la brigade de L’Union, répond : «Parmi les moyens d’enquête dont nous disposons, les méthodes de la police scientifique sont de plus en plus utilisées. La scène du délit est isolée, et des enquêteurs spécialisés vont relever toutes les traces, tous les indices possibles : les traces de pas, les empreintes digitales bien sûr mais aussi d’autres plus surprenantes comme celle par exemple de dents, les restes biologiques comme le sang ou la salive, traces téléphoniques, etc.»

 

Parmi les objectifs, identifier aussi bien une victime qu’un délinquant, déterminer les modes opératoires. «De nombreux cambrioleurs sont des itinérants de passage, avançant de ville en ville depuis le nord jusqu’à la région toulousaine, par exemple», poursuit le lieutenant Rommel. «Les grands axes de circulation, avec une fuite rapide, sont recherchés. Une personne arrêtée, opérant sur Garidech, L’Union, Aucamville, était venue et repartie en bus, tout simplement, outils et bijoux dans les poches. Le cambriolage lui-même prend 5 minutes maximum. Mais les maisons à l’écart ne sont pas à l’abri : les nombreux ”caminots” permettent une fuite discrète.»

 

C’est pourquoi les besoins de formation augmentent. «Nous avons déjà onze agents formés spécialement», annonce le lieutenant Rommel. «Les citoyens de L’Union doivent rester cependant vigilants, en particulier les personnes âgées qui sont des cibles plus faciles. Des réunions de préventions sont organisées pour apprendre à diminuer les risques, se méfier des fausses identités.»

Sourcee : La Dépêche du midi

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