Louis De Funès: un drôle de gendarme à Saint-Tropez

Les six Gendarme ne sont pas – et de loin – les meilleurs films de De Funès. Mais cette saga occupe une place à part dans le cœur du public. Le rôle de Ludovic Cruchot permet enfin à Louis de jouer les notes extrêmes de sa gamme : tyrannique avec ses subordonnés, obséquieux avec ses supérieurs.

Retour sur un drôle de personnage qui a autant fait pour la réputation de Saint-Tropez que la moue de Brigitte Bardot.

Le Gendarme de Saint-Tropez (1964)

Au printemps 1963, Richard Balducci, ancien journaliste à France-Soir, raconte à Jean Girault le vol de sa caméra dans la petite station balnéaire du Var. « Tu aurais vu la réaction de la maréchaussée locale, rigole-t-il. Les gars m’ont dit qu’ils connaissaient mon voleur mais que, faute de preuve, ils ne pouvaient pas l’arrêter ! »

Le réalisateur encourage alors son scénariste, Jacques Vilfrid, à imaginer les mésaventures d’un gendarme pète-sec plongé dans la nonchalance provençale.

Qui pourrait interpréter ce personnage ? Darryl Cowl et Francis Blanche sont sollicités. Ils refusent. Girault songe alors au comédien avec lequel il vient de tourner Pouic Pouic: Louis de Funès.

Pour jouer l’adjudant Gerber, Pierre Mondy est approché. Mais Jeanne de Funès le récuse. Son jeu est trop proche de celui de son mari. Galabru le remplace.

Guy Grosso, Michel Modo, Jean Lefebvre et Christian Marin complètent la brigade. « Des ringards qui ne coûtent pas cher », se félicite Jean Girault. Car il s’agit d’un petit budget : 1,3 million de francs, trois fois moins que la moindre comédie avec Francis Blanche.

Le film sera tout de même tourné en couleurs (un luxe pour l’époque) mais avec un prologue en noir et blanc, à la demande du chef opérateur inquiet de « la mauvaise lumière de Provence. »

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