L’expression est un courage et une arme

Avec l’aimable autorisation de Diogène j’ai voulu vous faire profiter de l’un de ses articles. Non seulement j’ai relevé la pertinence de cet écrit mais j’ai tenu à souligner   quelques phrases marquantes sur lesquelles il serait bon de réfléchir :

– “le devoir de veille et d’expression de l’armée doit s’exercer”

– “Ne pas accorder à l’armée une place dans le débat……c’est refuser au militaire son statut de citoyen à part entière dans la Cité.”

“L’armée ne doit pas attendre qu’on lui donne cette place, elle doit la prendre en s’exprimant ouvertement, toute catégorie confondue et dans l’union.”

– “Or le politique redoute que l’armée exprime son avis, et fait un très mauvais usage de la notion du devoir de réserve”

L’expression est un courage et une arme

 
L’armée a une mission, la défense du pays et de ses intérêts. Elle a aussi un devoir, veiller à ce que les politiques lui permettent de remplir ce rôle.
Les politiques ont une obligation, maintenir l’outil de défense pour la protection des citoyens. Cette protection ne se limite pas aux risques d’agression du territoire par des éléments extérieurs ou intérieurs. Cette protection englobe aussi la fourniture en ressources indispensables, fourniture assurée par des accords politico-commerciaux qui parfois sont compromis par des intérêts antagonistes, ce qui peut conduire le politique à faire intervenir l’armée.
Si cette obligation du politique n’est pas remplie, l’armée ne peut remplir ses missions, la sécurité du peuple n’est plus assurée, et c’est là que le devoir de veille et d’expression de l’armée doit s’exercer
L’armée est le bras armé de la Nation, certes, mais elle doit exiger d’avoir plus qu’un avis consultatif en ce qui concerne la politique de défense, pour la simple raison qu’elle est exactement le sens que contient l’expression “bras armé de la Nation” et qui s’oppose au mercenariat.
Ne pas accorder à l’armée une place dans le débat stratégique c’est la réduire au rôle d’exécutant, au rôle de mercenaire, et c’est refuser au militaire son statut de citoyen à part entière dans la Cité.
L’armée ne doit pas attendre qu’on lui donne cette place, elle doit la prendre en s’exprimant ouvertement, toute catégorie confondue et dans l’union.
Or le politique redoute que l’armée exprime son avis, et fait un très mauvais usage de la notion du devoir de réserve. Contrairement à ce qu’affirme le politique, le devoir de réserve ne peut empêcher le citoyen militaire d’exprimer son opposition à des choix en matière de politique de défense qui compromettent la sécurité de ses concitoyens, le rayonnement du pays, la stabilité économique et financière de l’Etat.
Lire la suite  : Secret-Défiance

 

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