Les jeunes, réserve d’avenir pour la gendarmerie de l’Orne

La gendarmerie de l’Orne intègre 24 nouveaux réservistes. Après quinze jours de formation dans la Manche, ils sont prêts à suppléer les militaires dans leurs fonctions.

À l’aube de prendre le chemin des études supérieures, beaucoup de jeunes recherchent le petit boulot qui allégera leurs fins de mois. Il y a les grands classiques du baby-sitting aux caisses des supermarchés. D’autres décident de s’engager.

Camille Bouvet, 17 ans, a choisi de devenir réserviste pour la gendarmerie. Depuis lundi, polo bleu ciel et pantalon marine, la souriante brunette est en poste à la brigade d’Alençon. En septembre, elle commence un BTS commerce international. « Je voulais faire quelque chose à côté de mes études. J’ai été informée sur la réserve lors de la JDC (journée défense et citoyenneté, N.D.L.R.), confie-t-elle. J’ai eu envie de découvrir la gendarmerie. »

Utiliser une arme

Camille fait partie des 24 Ornais à intégrer les rangs des réservistes de la gendarmerie cette année. Portant ainsi le peloton du département à 156. « La réserve prend de plus en plus d’ampleur. L’objectif est d’atteindre les 255 d’ici 2017-2018 », explique l’adjudant-chef Pascal Boucher, en charge des réservistes volontaires. Ces derniers viennent renforcer les équipes de gendarmerie dans leur mission : sécurité routière, intervention, activité de police…, lors des week-ends et des vacances.

Les 24 petits nouveaux, 10 filles et 14 garçons, ont de 17 à 29 ans. Pour être opérationnels, ils ont suivi la préparation aux missions de la gendarmerie du 29 juin au 13 juillet. Pendant quinze jours, à l’école des Fourriers à Querqueville (Manche), ils ont reçu l’instruction militaire de base. « Le stage allie théorie et pratique, poursuit l’adjudant-chef. Ils ont une formation au secourisme et aux différents grades. Côté pratique, sur le terrain, ils doivent savoir maîtriser un individu par exemple. »

« Ce stage était parfois dur, comme je ne suis pas très sportive. Mais, ça m’a prouvé que la fonction était plus polyvalente que je ne le pensais, raconte Camille Bouvet. La deuxième semaine, nous avons appris à utiliser une arme et le bâton de protection télescopique. » Cet été, la jeune fille va travailler douze jours à la gendarmerie. Pour le moment, elle aide aux tâches administratives. « Comme elle n’est pas encore majeure, elle n’a pas le droit d’utiliser une arme », précise l’adjudant-chef Pascal Boucher. Camille doit attendre ses 18 ans pour se confronter au terrain. Le week-end dernier, certains de ses camarades ont eux été en mission à Art Sonic.

Les réservistes sont à 80 % des étudiants. Mais des retraités, des chefs d’entreprise, des artisans ou des assureurs garnissent aussi les rangs. Ils donnent en moyenne 15 à 20 jours par an à la gendarmerie et suivent des stages de rappel. « La réserve crée des vocations. Chaque année, plusieurs deviennent adjoints volontaires pour cinq ans ou passe les concours de la gendarmerie », annonce Pascal Boucher.

Gourmande, la gendarmerie attend de nouveaux volontaires. Les inscriptions sont ouvertes pour la formation 2014.

Marion MICHEL.

Source ; Ouest-France Entreprise

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