Les gendarmes traquent les conduites addictives

Lors de ce contrôle, le chien de l'équipe cynophile de la gendarmerie a été utilisé pour détecter des stupéfiants.

Lors de ce contrôle, le chien de l’équipe cynophile de la gendarmerie a été utilisé pour détecter des stupéfiants. – (Photos NR, Hugues Le Guellec)

A l’occasion des départs en vacances, les gendarmes multiplient les contrôles. A Monnaie, mercredi, ils ont intercepté des centaines de voitures.

Le chien de l’équipe cynophile de la gendarmerie a été mis à contribution, mercredi après-midi, lors d’un vaste contrôle routier organisé par le chef de l’escadron départemental de gendarmerie.
Ce n’est pas un hasard, en effet, si l’auxiliaire à quatre pattes des gendarmes a été amené sur les lieux du contrôle. L’objectif de l’opération était de traquer les conduites addictives, notamment la consommation de stupéfiants au volant. « Sur la barrière de péage, expliquait le chef Bourgois, commandant de l’EDSR, nous avons des profileurs qui détectent les signes de consommation d’alcool ou de stupéfiants sur les conducteurs. »

Il existe, en effet, des signes qui ne trompent pas les gendarmes habitués à ce genre de public. Les usagers en question étaient alors invités à se garer sur le parking voisin du péage pour un contrôle approfondi.
« On leur demande d’abord s’ils consomment du cannabis, poursuit le chef Bourgois. Puis à quand remonte le dernier joint… Ensuite, on fait venir le chien. » Celui-ci renifle alors les automobilistes puis l’intérieur de leur véhicule, y compris le coffre.
Un test salivaire permet aussi de détecter immédiatement la consommation de stupéfiants. « Le cannabis, c’est sournois, ajoute le commandant de l’EDSR. La molécule reste longtemps dans l’organisme. Et elle rejaillit dans le cerveau en cas de stress. Un contrôle de gendarmerie, ça provoque forcément un stress. » Un conducteur a découvert mercredi cette persistance du cannabis dans l’organisme. Ayant fumé un joint lundi, il était encore positif au dépistage mercredi après-midi.
A peine le contrôle avait-il débuté que déjà plusieurs automobilistes étaient pris en flagrant délit de conduite sous l’empire des stupéfiants. Un conducteur était, quant à lui, en état d’ivresse.
« C’est une personne qui a 0,41 mg au premier souffle, commente le chef Bourgois. Et il avait encore 480 km à faire. Il va, bien entendu, être sanctionné d’une rétention de son permis. »
Sans compter les six points de retrait et la suspension du permis pouvant aller jusqu’à six mois.

Caroline Devos

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